‹ Dernier chantChapitre 34 sur 55 · QUATRE HEURES DU MATIN · texte numérisé non relu

QUATRE HEURES DU MATIN

Mais mon œil , O mon Dieu ! ranimé d’espérance , S’élève aux flots sereins de votre Providence Oui ruissellent pour nous,

Et restant sur le cœur comme un lac qui l’inonde, Ne veulent, pour pousser sa barque vagabonde, Qu’un seul soupir vers vous.

J’espère en vous, mon Dieu! ma vie est votre ouvrage; Si, trop battue, hélas! au souille de l’orage,

Elle meurt en ce jour;

Si ma lèvre souvent, dédaigneuse cl muette,

Tremble de révéler ce rayon du poète,

Ce mot magique ; Amour !

Je me confie à vous , ô mon Dieu ! mon seul maître. Si je dois succomber ou si je dois renaître , Qu’importe? c’est pour vous.

Que vous jetiez encor des jours dans la balance , Ou que l’aile de mort sur mon front se balance,

Je bénis à genoux.

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