‹ Dernier chantChapitre 41 sur 55 · BARCAROLLE · texte numérisé non relu

BARCAROLLE

Si mon esquif flottant, aux lueurs d’une étoile, Sent enfin quelque vent éveillé dans sa voile,

Si le grain est tombé;

Si la vague qui roule , et si bleue et si ronde , Passe au-dessous de lui , pâlit soudain et gronde De le voir radoubé.

BAHCAKOLLE.

Oh ! vous irez bien loin , ma barque... La campagne Est vaste tout autour...

Nous n’avons point ici de roc ni de montagne,

Ni de nuit, ni de jour.

Oh ! je vous saisirai , ma barre,... et ma main ferme Ne vous lâchera pas.

Regardez devant vous ce temple qui se ferme,

Le voyez-vous , là-bas ?. . .

Non, rien... Allons toujours; vous avez froid, ma belle, Vous tremblez? qu’avez-vous?

Pilote , allons , de l’air dans la nacelle ;

AUons-donc , levons-nous !

Ah ! ce n’est rien... En avant, barcarolle, Fendons les mers ;

Chantons, jetons quelque douce parole Aux flots amers !

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