‹ Dernier recueil de notes historiques et archéologiques concernant le Département de la SeineInférieure et plus spécialement la ville de RouenChapitre 6 sur 19 · I .tk .k- !*• "c:\ r. l\ -■'», f j · texte numérisé non relu

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p) Arch. de la Scine-lr:icr:eurc, G. 3m3.

Je crois pouvoir attribuer à Raimond Monfault, dont la femme était Catherine de Croismare, le titre de général provincial pour la Normandie (4 nov. 1451 — 10 oct. 1476) 11).

Après le rétablissement des généraux provinciaux sous Henri III, nous trouvons noble homme maître Laurent Benoist, général en la cour des Monnaies et receveur des amendes des eaux-ct-forets à Rouen, 8 av. 1578;

Nicolas Cotterel, général des Monnaies dans les premières années du xvir siècle. Mention, le 1S av. 161 s, de son frère, son héritier sous bénéfice d'inventaire, Jacques Cotterel, sieur de la Jurie, avocat au Parlement, et l'un des vingt-quatre du Conseil de la Ville, et de sa sœur Claude, mariée à Isaac Maire;

Jacques Piperey, sieur du Vouard, frère de Robert Piperey, sieur de Monthérault, conseiller au Parlement, S juin M*>o5; sieur de Marolles, 26 janv. iôoS; donne procuration, m mars 1Ô08, h Laurent Denyson, maître de la Monnaie, pour recevoir le droit de pied-fort à lui dù par le Roi; cité comme exerçant encore les fonctions de général provincial, 26 nov. 1626;

Robert Piperey, sieur de Marolles et de Monthérault, 27 oct. iÔ2y, noi ;

François Piperey, sieur de Marolles, successeur direct du précédent, marié, en i'Ô7, a Anne de Moges, fille de Lanfranc de Moges, sieur de Buron, conseiller au Parlement; n'était plus, le 5 mars 1 c>< >6« général des Monnaies, pu^que à cette date, on le qualifie, dans un acte notarié « ci-devant général des Monnaies; »

Charles de Moges, sieur de Huron, provincial en la Monnaie de France, n»'»S; beau-frère du précédent, demeurant à Rouen, par. Saint-Godard; héritier de feu Lanfranc de Moges, conseiller au Parlement, 6 fév. «<> s 5;

(1) Je trouve son nom dans des actes du tabellion. d.*s 4 nov. 1451, 27 av. 1402, 19 av. 1471, 10 oct. 147O.

Jean Cottard, 1701-1721;

Michel-Abraham Cottard, 1722-1725;

François Lurienne, sieur de Morainville, 1 730-1738; était fils de feu Jean Lurienne et de Charlotte Duval, de Saint-Godard de Rouen ; épousa, par. Saint-Éloi, 17 av. 1723, Marie-Anne Cottard, fille du précédent et d'Anne De Bray;

Pierre-Maurice Boullier, 1 739-30 déc. 1751;

Marc-Antoine Duprcllc, 23 juillet 1757-20 juin 1707. A cette dernière date, il sollicitait la permission de vendre son office au sieur Delamare, avocat au Parlement, et l'Intendant donnait un avis favorable ;

Carrey, 1775- 1785 ;

François-Salomon Balicorne, 1786- 1791.

Procureurs du Roi en la Monnaie.

Pierre Le Picart, 1 3 oct. 1620; — Etienne Duval, itV-8 ; — Jacques De la Croix, 1703; — Cabot de Cailletot, an:érieurement a 1730; — autre Cabot de Cailletot, 1 7 3 >- 17.^1; — Marc-Antoine Cauvin de la Cauvinicre, 1738; — après lui, mais peut-être pas immédiatement, Lecoq, qui résigna, en 1781, son office en- faveur d'Aumont, avocat au Parlement, après avoir obtenu l'agrément du Ministre, qui fut accordé sur un rapport favorable de l'Intendant. Aumont lut Je dernier procureur du Roi à la Monnaie, ce qui ne l'empêcha pas d'être avocat au Parlement. Il périt sur l'echal'auJ, en i7<i3, pour avoir rédigé l'adresse en faveur de Louis XVI, adresse qu'il fit signer chez lui. place de la Rougcmarc.

Avocats du Roi. — Baudouin, 5 oct. 1728-1730; — Jacques Fainet. 172 * - 1 7 3 S ; — De la Quci iere père, 1 7'3yi;<>; — De la Quérière fils, 171)8-1772. L'otlicc fut supprimé cette annee-là, mais on conserva au titulaire les privilèges qui y étaient attachés.

Substituts. — Guillaume Bondor, 3 fév. 1697; — Jean

Neveu, en même temps substitut du prévôt général. 10 nov. 1G04; — François Plantcrose, tjob; — François Plantcrose. 1730-1735.

Maîtres de la Monnaie de Rouen,

Ln 1276, les collecteurs de la décime, dans le diocèse de Rouen, versent une somme de 4.000 1. entre les mains de Pierre de Quaours et de Jean Bourdon (1). Pierre de Quuours est cité comme maître des Monnaies avec Jean I.c Paumier, Nicolas Desmoulins, Amaury De Gray et Pierre Chauviaux, 1324.

Les Documents relatifs à l'histoire des Monnaies^ publiés par M. de Saulcy, citent, comme maîtres particuliers de la Monnaie de Rouen, Jean Margerie, 1347, p. 25<r, liuguelin Le Bernier, -><j dec. 1 332, p. 3oS ; Jean Cornevalois ou Gorncvales. 1 3 S4- 1 3<*o, pp. 33o. . . 435 ; Guillaume Duclos, i3»')0-i3*>7, pp. 497, 5oi ; Drouin Bernier, antérieurement à 1371, p. 536; Nicolas Stancon, i3;i, p. 53»>.

Il y avait, à cette époque, des maîtres particuliers pour l'or, pour l'argent et pour le billon. Ainsi, parmi les nom; que nous avons cités, Margerie était maître pour l'or; Guillaume Duclos était maître pour l'argent; Cornevalois l'était pour les blancs à Heurs de lis et pour les gros blancs.

Bien que le titre de maître de la Monnaie ne soit pas indiqué, il n'est pis douteux, a en juger par les opérations relatées par M. de Saulcy dans l'ouvrage précité, qu'il ne taille considérer connue en ayant été revêtus : Ktienne de la Font, de Limoges, 1347, p. 2b±\ Jean Braque et non Birque (pour le cuivre), 1 34*. 1 3 5 4 , pp. jm5, 3^6; Gautier Petit, sept. i35i, p. 2<>S; Colin Canel (pour les doubles tournoiv, tév. i3?7 (v.s ), p. J7.»;

(1) Arch.de la Seinc-lnféricure, G. 3ômj.

Guillaume de Sens (pour l'or), i357, p. 3;5; Guilleminde Craville (pour les blancs à 1 étoile), dcc. 1 3 59, pp. 4 1 1 , 4 1 8 ; Jean de Beuville (pour l'or), 1359-1 36 1, pp. 398, 457; Nicolas Ysbarre (pour l'or), 1 334-1 3Ô4, pp. 326-460; Renaut Hautement (pour les gros à la queue), oct. 1 355. pp. 333-343; Robin De Lail (pour l'or), i36o, p. 463 ; Jean de Pieres (pour les blancs de 10 d.), pp. 454, 455; Perrinet Courtois (pour le billon), i36o, pp. 438-449; Laurent de Lymage (pour l'argent), i36o, i36i. pp. 453, 461 ; Jean Beth ou Best (pour l'or), 1 365, p. 483; Jean Filleul dit Buissonnet (pour l'or), 1 366 (le bailli de Rouen s'attire une affaire avec la Cour des Monnaies pour n'avoir point voulu recevoir sa caution, pas plus que celle de Guiil. Duclos), p. 497 ; Thomas Godoin, 1374, 1 375, pp. 52$, 535.

Vers 1 365, mention au tabellionnage de Rouen de feu Nie. Yscbnrre, maître de la Monnaie du Roi, à Rouen (1). Je ne saurais dire si c'est le même que Nie. Ysbarre, qualifié maître de la Monnaie de Paris, qu'un acte du même tabellionnage, du 3o mars 1 366, signale comme étant en fuite.

Aux noms indiqués par M. de Saulcy il faut ajouter, en i36i, celui de Guillaume de Lespinassc, t mestre particulier de la Monnaie d'argent du Roy, à Rouen », qui reconnaissait devant le tabellion de Rouen t avoir receu de sire Jean d'Auliens (pour Orléans), 3oo 1. t. demeurans de la somme de 100 mars d'argent, lesquels lui avoient esté baillés pour paier l'inventoire de ladiete Monnote, lequel inventoire il promet et s'oblige fournir, et faire valoir lad. somme de 3oo 1. toutes lois qu'il plaira au Roy ou à ses députes ».

Vient ensuite Julien Manscl, maître de la Monnaie de Rouen, 19 juillet i3iS4 (3j, mais pour peu de temps,

(1} Tab. de Rouen, reg. 2, f» 22'S v°.

U) ibid., Reg. I. mo.

(3) Ordonnances des Hois de France, MI, 84.

puisque, le 12 janvier 1 385 (v. s.), on voit que la Monnaie de Rouen était en chômage, a cause de la grosse caution qu'on avait voulu exiger du maître. Le Roi ordonna de se contenter d'une caution de 2,000 1. (1).

Dix ans après, des lettres du Koi portaient que les maîtres des Monnaies de Paris, de Tournay et de Rouen seraient tenus d'appieger de la somme de S, 000 1., tant pour l'or que pour l'argent, tandis que, pendant deux ans, les maîtres particuliers des autres Monnaies étaient dispenses de fournir caution pour plus de 4,000 1 , « considéré que l'ouvrage des Monnaies était petit quant à présent 1 12), 27 oct. i3<j4. C'est un témoignage très clair de l'importance de la Monnaie de Rouen, qui est mise sur le pied de celles de Paris et de Tournay.

Le 2<j nov. 14 » >, Guillaume Le Marie, d'Angers, promet de tenir, pendant un an, aux prix et conditions lixees par les généraux maîtres des Monnaies, a Paris, le tour de la monnaie d'or et d'argent de Rouen. Il s'oblige a payer le Roi, les changeurs et les marchands fréquentant la Monnaie, en peine de 4,000 1. t., a appliquer au Roi (Ji.

Jean Hourdon, vers le même temps (17 lév. i . ; S ,i, fut ni iitrc de la Monnaie de Rouen (41, mais, pour des raisons qui nous sont inconnues, il resta peu d'années en fonction. Des lettres-patentes, du av. 1410, s'expriment ainsi : » Rouen n'a de présent, ne n'eust, p.is-é long temps, aucun m.iisire particulier qui tienne ne ail tenu le compte d'icelle Monnoye, parquoy c Kc e-t demourée en chômage, sans .pic l'on y ail oa\ : e et nionno;- é. » Les me. nés lettres ord. mn. lient aux g..mr. u\ ni. litres vies Monnaies d'y commettre Je. m lioardon, 1> i;n^eoi> de Rmcn. qui autretois en a\ait été maitre particulier, ou une autre

(1) Ordonnances des Ruis de France, Vil, p. 104.

(2) Ibtd., p. (j-îo.

(3) lab. Je Rouen, Reg. n, f' 3«*ï.

(4) l ab. Je Rouen, a la Jate citée.

* bonne et suffisante personne a faire ouvrer et monnoyer (i) ». De son mariage avec Alix Dubosc, ce maître eut un fils, comme lui appelé Jean, lequel « après avoir perdu sa chcvance par mauvais conseil, prit enfin l'étal de bon gouvernement (2). »

En fev. 1420, Jacques Clément, changeur, natif de Paris, demeurant à Rouen, « prit à ferme et à louage, du Roi, la Monnaie de Rouen, pour neuf ans, aux droits et proufitsqui ensuivent, c'est assavoir qu'il doit avoir, pour sa peine et salaire de chacun marc d'oeuvre ouvré au blanc, tant en gros comme en blancs, grands et petits, 4 s. t. Item pour chacun marc d'or, 12 s. « (3).

Au moment de la prise de Rouen par Henri V r , il y avait deux maîtres à la Monnaie de cette ville, Jean Deschamps et Godin Dureaume. Ils étaient redevables d'une somme de 4.70 1. 17 s. 2 d. t., faible monnaie.— Jean Deschamps se sauva, mais sans emporter les fonds. Ordre fut donné par le roi Henri VI aux généraux maîtres des Monnaies de faire livrer cette somme à Richard Wideville, trésorier général de Normandie, par Jean Le Roux et Jean Marcel, « nagaires tenant le compte de la Monnaie du Roi,» Rouen. 2b oct. 1422 (4).

Jean Le Rou\, qui avait été commis à la régie de la Monnaie en mai 141 1, n'était plus en fonction le 2 5 oct. 1422.

Robin Lambert, maître de !a Monnaie de Rouen. — On

(1) Ord. des Roi* de France, IX, 5-5. — Ce fut, sans doute p< ur ce chômaee que Pierre Gcncian ne vint pas à Rouen. Il avait etc Jcs^nc par le R< i pour se rendre dans notre ville, à lVtlet d'y nisurcr l'exccuti >n d'un mandement qui fixait le prix d l'or et de l'arpent et d'y Line faire une nouvelle fabrication d'espèces, i<> .iv. i.po. Iltd.y p. uû.

(1) Tab. do Rouen, Reg. kj, 1° 2^7; voir aussi Rcg. i5, .fo 78 v«.

[S) lab. de Rouen, Rcg. 18, f° 190 v°.

(4) Voir Rôles de liréquigny, n° 85o.

reçut de lui, en 1424, p >ur l'ouvrage d'or et d'argent, fabrique depuis le 27 mai 1422 jusqu'au 9 mars 1424, 4,1,(18 I., et d'Éticnne Lambert, qui lui avait succède, 5oo livres \ 1 ).

Kn 1429, on reçoit d'Kticnnc Marcel, maître particulier de la Monnaie de Rouen, 2,<jG5 livres et 1,358 saluts d'or (2).

Le même, dit Thé venin Marcel, tenait, le dernier janvier 1441, le compte de l'ouvrage de la Monnaie de Rouen (3).

Jean Marcel est cité plus tard comme maître de la Monnaie.

("est, je crois, le même que Jean Marcel, changeur de Rouen, qui fit édifier une chapelle en l'église des Carmes de cette ville, au bout de la net", auprès du portail, et y fit une fondation, 7 mars 1431 (v. s.) (41; — le même que Jean Marcel qui reçut, en gage, de la part de la ville Je Rouen, pour 3oo saluts d'or, une coupe d'argent et deux pots d'argent qui avaient été donnés aux échevins par Sommer >et, gouverneur uc Normandie; — le même que sire Jean Marcel, demeurant à Paris, lequel fit remettie en don aux mêmes échevins par Jean Le Roax, wcomie de Rouen, un livre de Décrétâtes en français, 21 août 1406 (3).

(t) Voir mon mémoire sur l'Administration de la Normandie pendant l'occupation anglaise, p. 17.

(a) Itid.

(S) Ar^h. de la Seine-Inférieure, F. Danquin. (4) I ah de Rouen, à h d.ite indiquée.

(.il Iklib. de la ville de K<< km. — Jean Marcel met à prix la Monnaie de S-unt-Lô où \' n taU.ét ,iu>.-d delà monnaie d'or tin, u mai 1421. C'est a lui, ,u.-;:iic. par epeur, s». us le n>m ^e Jehan M.irieul, que la Mi.nn.iie de à.uut-l.ô .ivaii tte . dje^te pour un an. Rôles de Bréjuitfnr, n» < iS av. 1420;. — •< A S um- Sauvcur de Rouen, g;st sire Jean Mu el, changeur, a Rouen, qui partait 2 gcmcllcs de sable et 1 molette de gueules. •» (J ar.n, Histoire de Rouen). — Les Marcel parussent avoir été une

Nicolas Poillevillain, maître particulier de la Monnaie de Rouen, 29 janv. 1460, 16 av. 1466, 3o janv. 1467, 4 mars 1471, i3 août 1474. Comme il était conseiller de la Ville, il fut délégué à Paris, avec Jacques de Brcsmes et Christophe Baudry, « comme bien connaissant et expert en monnaie pour assister, à Paris, le i er mai, à une assemblée d'experts, en fait de monnaie, de Paris, Lyon, Montpellier, Tours, convoquée par le Roi, pour estre donnée bonne provision et conclusion sur le fait du cours des monnaies de ce royaume et étrangères (1) ».

Sire Pierre Le Roy, écuyer, sieur de la Poterie, maître de la Monnaie de Rouen, i3 déc. 1476, i5 nov. 1480 (2).

Robert Poillevillain, fils de Nicolas, précité, maître de la Monnaie de Rouen (3), 14^3, i5o6. Il fut conseiller de la Ville en 1484, i4<>3, 1404. Il encourut la disgrâce des généraux des Monnaies qui le remplacèrent par Jean Dieu. Mais IaVille lui conserva son estime et le nomma, le 27 janvier i5io, maître des ouvrages et fortifications. Comme, malgré la perte de sa place, on lui attribuait une compétence particulière en fait de monnaies, on le députa en cour avec Pierre Le Gouppil et les délégués des Étals de la province, pour obtenir du Roi qu'il fût sursis à la publication du décri des espèces (Jernier déc. i3ti). Peu de temps après, Jean Dieu était mis en prison sur la poursuite des changeurs auxquels il devait 10,000 livres, qu'un vol, dont il prétendait avoir été victime, ne lui permettait pas de leur payer. Pour ne point laisser se prolonger un chômage fâcheux pour le commerce, le premier président

f.imille de monnayeurs. I .es Documents monétaires de M. de S.uilcy, p ïbi, mentionnent, en 1 j^S, Ktiennc Marcel, maître de la Monn iic de I-och.s.

(1) Lettres du Uni, if>*av. lettres du bailli, du ai du

même mois aux Arch. communales de Rouen, 416-4.

(t) l ab. de Rouen, aux dates indiquées.

(S) Nicolas Poillevillain était mort antérieurement au 14 av. 140. S. Tab. de Rouen.

du Parlement se crut autorisé a ordonner que les gardes de la Monnaie auraient à recevoir l'or et le billon qui leur seraient apportes t pour y besogner au bien de la chose publique ». Il leur permit en même temps (24 mars 1 5 1 2 ) de s'adjoindre, comme collaborateur, Robert Poillevillain, qui reparaît bientôt avec la qualification de maître de la Monnaie. Il est à croire que ces mesures furent jugées en haut lieu comme une sorte d'usurpation. Le 17 oct. 1 5 1 3 , il y eut émoi ù l'Hôtel-de-Ville sur la nouvelle qu'on venait de recevoir qu'un sergent de Paris était venu pour contraindre Robert Poillevillain. par corps et biens, pour une somme de 086 1., en quoi il avoit este condamné par les généraux des Monnoyes et mesmement pour l'ajourner au grand Conseil.

On prit fait et cause pour lui ainsi que le témoignent ces extraits des délibérations : « L'en gardera que le sergent ne soit obay et qu'il ne fasse aucun exploit contre les droits du pays. — Pierre Mcsenge, chanoine, dit qu'il luy semble que bon scroit trouver moyen défaire dilïercr la matière jusques aux prochains lîstatz pour avoir les ad\ is des bailliages. — Jehan Gucrin a dit que les généraulx sont formellement contre le pays de Normandie, et l'ont toujours bien mon>tré; car ils ont osté led. Poillevillain de la charge de maistre des Monnoyes en ceste ville, qui est homme le plus congnoissant és dites monnoyes qui soit en ce pays; et y en a esté commis deux du depuis, dont l'un s'est fait rober, et l'autre a trouvé moyen de soy en wider, et après, par la court de l'Echiquier, en a esté pourveu et commis de la personne dudit Poillevillain. » Les députés obtinrent gain de cause. Le 24 mai 1 5 1 4, Poillevillain était encore maître de la Monnaie (1).

(1) Robert Poillevillain. 6c \ycr, s' Je I I Haye, ai nov. i3<»f>. — Feu maître Robert Poillevillain, époux Je Catherine Surrcau, d»<nt le tils Nicolas Poillevillain, également décédé, avait pour héritier Pkrrc Surrcau, 20 mars Ô17 (Tab. de RoucnJ. — Je suis très porté à voir dans nos deux maîtres de la Monnaie,

Pierre Lesgaré (t), maître de la Monnaie antérieurement nu 20 mai 1541. Mention, à cette date, de feu Pierre Lesgaré, en son vivant maître de la Monnaie, dont la fille Catherine avait épousé Jacques de Civille, et avait eu Je lui un fils, Claude de Civille.

Vers le même temps, Jean Jumel, maître de la Monnaie. Le testament de sa veuve, Marguerite Hullin, porte la date du 8 sept. 1 346.

Guillaume De Houppeville, maître en la Monnaie, 27 fév. 1 544- 1 546 (2).

Cosme Dumoustier, 1549 (3).

L'édit du Roi, du 14 janv. 1549, ayant conféré aux Villes le droit de nommer aux offices des Monnaies, les échevins nommèrent maître de la Monnaie Nicolas Delisle, par préférence à Cosme Dumoustier, 4 nov. i55o<4f. Deii^îe était en fonction lorsque les protestants s'emparèrent de Rouen et firent porter à la Monnaie l'argenterie dc>

du nom de Pi-illcvillain, des membres de la famille Poilleviltain, qui fournit des maures et des gém'raux à la Monnaie de Paris, 1 3 5 7- 1 36 1. (V. d; Saulcy, Documents monétaires.)

10 Peut-être faut-il lire Lesvaré, nom d'une ancienne famille d'orfèvres de Rouen. « Thomas Lesvaré, orfèvre », 1457. Arch. de la Seine-Inférieure, G. 2492.

(2) D'une ancienne famille d'orfèvres et de monnayeurs. — 3 <vt. 1609, Nie. De Houppeville, tils de Quentin De Houppeville, re.u m >itre orfèvre. Son « merc », une hache. — 2 janv. i3ôo, Pierre De Houppeville, girde du métier d'orfèvre.

(>) Prob \Mement le père du célèbre d .ssinatcur, des mêmes iv. m et prénom. Cosme était un prénom en honneur dans cette famille d'orfèvres, dont le domicile fut longtemps fixé sur la par. de Saint-Ktienne-la-Grande-F!gl:se. Quête faite dans l'église p r la femme Cosme Dumoustier. Compte d.« 1 3 17-1520. — ■ A Cosrnc Dumousti :r, orfeln-re, p .ur avoir rellaLt l'argeuter.e Je l i.l. église, 3o 1., » Compte de 1 .vm . — Au même, Ho !.. Compte de 1 5 .0, G. 2?S'.\ -i?:-. — Garde du métier d'orfèvre en 1 3 3o.

(4) IV!:k d - IH t 1-de-S'ille. Cependant, on voit Denis Le Poivrier se qualifier maître de la Monnaie, le 10 s^pt. i53 >.

églises. Soit qu'il y eût eu connivence de sa part, soit qu'on eût à lui reprocher quelque faiblesse, il fut poursuivi en justice et mis en prison après que les troupes royales curent remis notre ville sous l'autorité du Roi. Le 2 nov. i5<">4, les échevins étaient assignés, à sa requête, devant la Chambre des Comptes de Paris, pour être présents à l'audition de son • compte du tait des joyaux et des reliquaires des églises. » Il décéda, le 3o déc. i5("»5, en possession de la maîtrise de la Monnaie, qui lui avait été rendue, comme le prouve l'acte de nomination de son successeur Mathieu Le Roux. Il laissait un fils, comme lui, appelé Nicolas h).

Pendant les troubles, N. Delisle avait d'abord été remplacé par Pierre Joucnne; et, après le décès de ce maître, qui ne fut en fonction que peu de mois, par Pierre De Houppeville.

Mathieu Le Roux, orlèvrc depuis trente a trente-cinq ans, nommé, parla Ville, maître de la Monnaie, le i a janv. i 5m», en remplacement de Nie. Dclisle.

Claude Le Roux lui succéda. Fils du précédent, il avait été reçu orfèvre, en cette qualité, le q déc. i 5ôo, et avait pris pour « merc • un chapeau d'épines avec deux lettres C. R. Il est qualifié maître particulier de la Monnaie en i5;o, i5;5, i5Si et le 25 fev. i5>o; adjudicataire du bail à ferme de la maîtrise particulière de la Monnaie pour le Roi à Rouen, le i\\ déc. i S»5 Mais, dans l'intervalle Ii5Si-i55S2), Charles Gucrould figure comme maître de la

(i) Vr ùsembl.iblement d'une ancienne famille d'orfèvres, l'n Guillaume Delisle, orlcvre, mentionne en i | 0' <, dans le C««mpte de la par. Sanu-NLolas. — W :r les lklib. du Chapitre et de ni<*teI-de-Yille. Je i;c sais si Ni., las Dclixle n' app 'îteii.iit pas a la ttlid'.n protestante. On le v» it présenter an mni>tre, pmir le baptême, Lsther, hlle de Je .n liehourt, i5 mars ibh\.

{:) 11 avait été Trésorier de TtgliNe Saint EU>\ en 1 574-157?. femme y fut inhumée en 1SS4.

Monnaie 0). Le 12 nov. 1 582, il s'intitule •« fermier adjudicataire de la maîtrise delà Monnaie de Rouen pour quatre ans, à commencer au i« janv. 1 583, au fait-fort de 610 marcs d'or et autres charges et subjections, » devant le maître des Monnaies de Paris. Le 16 nov. i583, il céda à Claude Le Roux la maîtrise pour les trois ans qui resteraient à courir à partir du i cr janv. 1 584. L'un et l'autre avaient été cautionnes, comme maîtres de la Monnaie, par Ph. Varice, maître de la Monnaie de Paris. Cl. Le Roux resta maître de la Monnaie. 11 était encore en fonction le 4 nov. i5i»7. Ch. Gucrould, qui s'était fait pourvoir par le Roi (janv. 1^4) d'un office de contregarde en la Monnaie le résigna en faveur de Denis Dupuis, pour 25o ecus sol (21 déc. 15841, et, vers le même temps, -c lit pourvoir d'une charge de secrétaire du Roi. Connu sou*; le nom de sieur du Manoir, il continua de résidera Rouen, sur la par. de Saim- Elienne-la-Grande-F.gMse, la parois. e des orfèvres, et fut inhumé dans le chœur de celte église le i3 t'ev. it'u3. La concurrence que l'on voit pendant quelque temps s'établir entre Cl. Le Roux et Ch. Gucrould trouve son explication dans la nouvelle érection en titre d'olïice de la charge de maître de la Monnaie. Ce changement qui enlevait aux Villes une de leurs attributions lut l'objet des plaintes des Ltats de Normandie. Cahier des Ktats, i5 nov. 1 5*3, art. xvu : « Qu'il plaise a S. M. 1 iis<er aux habit ans des bonnes villes la nomination ^ccoustuméeuVs maistres. gardes et c ontregirdes, essayeurs et autres milliers monnoyeurs, au lieu de les rendre, comme l'on prétend, héréditaire., parce que lesd. charges pourroyent tomber à enfuis, femmes et autres peu expénmentés et de mauvaise vie. et par ce moyen se peupler le pays de faus-c nvninoyc. — Réponse : « 11 y sera pourveu en lanant la réduction et suppression d'ollices

(iHl était en m'iiu temps receveur eenéral du crJinil de h.'uib a p "ur Y. bh yc de Juan jc^, 1 Si. (1 f it aussi Trésorier de l'église S.unt-KI >i, de i?~<> a ii~o.

que S. M. entend faire. » La réduction d'offices ne porta pas sur les maîtres des Monnaies, dont les offices restèrent à la nomination du Roi, en vertu de ledit de juillet i58i, comme ils lavaient, du reste, été antérieurement à i54<>.

Michel Du val, maître particulier de la Monnaie de Rouen, 1004, lôoy. Ne l'était plus certainement a la date du 17 nov. i<>2<> (1 ).

Isaac Hriot, maître particulier des monnaies de Rouen et Je Saint-Lô, o sept. 1049 12).

Charles Fortier, fermier des Monnaies de Rouen et de Saint-Là, même date, 21 janv. H'ôo.

Jean Robillnrd, conseiller du Roi, directeur et trésorier de la Monnaie de Rouen, 1607-1 70*1; dut payer 4,200 1. pour l'augmentation de 3oo I. d'augmentation de gages par an, taisant partie de ?,>oo I. créées héréditaires par l'édit de sept. 1705 \ \\.

Michel-Abraham CottarJ. mêmes titres, 1710-1721 (41.

Pierre Huva!, 17-2-1724 (V.

Alexandre Le Painturier Je Guillerville, 172S-1747 (»V.

(1) l'n Laurent Oenyson est atéùmimc m. litre de la Monnaie de Rouen, à la d le du 1 i mars v< "S. Peut-être y avait-il à cette

époque, vieux m litres de la Monnaie.

Cité a cette Jat: J iris un acte du T ahell. le Rouen; parent, sans J.»ute, de Nicolas Bri.-t, inventeur d'une « nouvelle machine pi ur le nionnnv ie,e. »

( » 1 S'était f.iit pourvoir, le 7 août 17*17, Je l'un vies ofl'ues Je v.c:ét. ire Ju R< i, crée par un e '.il J u mois J'avril Je cette année.

1 il D'à ne a ri . ;ie ta ni Jle Je in< -nn i\ e 1 1 : ^ et J'o: tev i es, I o lluV. Pierre C- UarJ, iJs Je Gail. Oa: u J, auJiteur en la Ch imbre Jes comptes, reço rua'tre orfèvre, p:enJ pour wuve une Lôitt» tlambant ,.\ ec ileuv pitts points et l'a :nera qui est le mère Je h Ville. — C. atarJ, m ircli mj orfèvre, p-r. S lint-Ftiennc-la- (irmJe-KeIi>e, 1 — M. A ( l tiarJ, 411 J; "e Jans une lettre de l'IntenJ v.A « fort ;eune homme sans . \p. '-:c.;.e. »

yM J a\..:t tié pr p >é p«r M. I>u Mreuil.

i'/' l'o irvu plus tarJ d'une charge Je se.reiai'e Ju Roi. Sa tille épousa M. Pierre Hell -t, ne^xiant .1 Rouen.

Adrien Delamare, 1748(1).

Lemonnier de la Fosse, sept. 1752 (2). Philippe Carrcy, 1758-1775 (3).

Guillaume Pantin, 1775-1782 (4).

Jacques Fiilatre, 1782- 1786 (3).

Joseph Lambert, 1786-1791 (6).

Tailleurs et graveurs de la Monnaie.

Jaquot de Luchieu, tailleur de la Monnaie de Rouen. 1 353-1355, cité par M. de Saulcy, Documents monétaires. pp. 314, 33<j.

Michel de Luchieu, tailleur de la Monnaie de Rouen, i35ô, cite par M. de Saulcy, Documents monétaires, p. 35t.

(1) D'une ancienne famille d'orfèvres; représenté par l'Intendant, dans un lettre au ministre, comme « un jeune avocat, ayant esprit, talent, fortune honnête»'; marié à la fille de M. Thieullen, avocat au Parlement.

(2) A cette date, en banqueroute.

{.<) Le 20 juillet 1709, il demandait sa retraite et proposait, pour son successeur, M. Pantin.

(4) D'une ancienne famille d'orfèvres de Rouen. — 12 oct. 1G20, Jao>b Pantin, orfèvre, ayant pour fils Guillaume-lsate et Abraham Pantin. — 1 7 5 T,, Guill. Pantin, orfèvre, rue du Change. Marié à Maric-Jeanne-Flore Le Breton. Son hls, Nicolas-Marie, qui avait épousé AIcx.mdrinc-Aimablc De la Follic (22 juillet j 777 S| . prenait à cette date le titre d'adjoint de la direction à la Monnaie.

(5) A\ait été n<>mmé par lettres du Roi, du 17 avril 1782 ; ét.iit frère de la femme de M. Taillet, qui le cautionna. On crut reconnaître qu'il s'était chargé d'une fonction au-dessus de ses forces et l'on s'en prit à lui de la mauvaise fabrication des louis d'or. Aprts sa démi>sion en faveur de M. Lambert, il reçut de celui-ci, 70,000 1. pour l'acquit du prix de vente de son orhec; M. Lambert s'engagea de plus à lui payer une rente viagère de i,5oo 1. qui de\ait être se r\ ie à Guillaume Pantin, rils mineur de Nicolas-Marie Pantin {> 1 janv. 178'î).

(o) M. L.mbcrt avait été notaire et administrateur des hospices, à Rouen; il s'était marié à Colombe-Henriette Homberg.

Jean Sainct, graveur des coins de la Monnaie, décède en i 3 « » 3 . Jean Bourdon, maître de la Monnaie, fit partir un courrier de Rouen pour aviser le métier des Monnaies à Paris du décès de cet artiste (Tab. de Rouen).

Guielfin Coure), bourgeois de Rouen, tailleur des coins de la Monnaie du Roi notre sire, à Rouen, 1423 u).

Denis Le Forestier, 20 mai 1544, 1 1 oct. 1 5^H (2), trésorier de l'église Saint-Etienne-la-Grande- Eglise, 8 av. 1548-1 54;».

Guillaume Ancel, orfèvre, nommé tailleur de la Monnaie par la ville de Rouen. 3 nov. 1 33o; — condamné, iô mai 1 3;2, a résigner son otTicc en taveur de son gendre, Antoine Régnant, mari d'Anne Ancel (3).

Antoine Regnaut, nomme tailleur de la Monnaie le s août 1^72; encore en fonction le 10 nov. 1004 (4). U paya, le 17 nov. 1 383. 430 eseus sol à Bénigne Patey, receveur général des finances de M. le duc et de M 111 '" la duché- c de Genevois, pour obtenir d'être confirmé dans la fonction de son otlice. devenu héréditaire.

Henri Rognant, vraisemblablement son fils, tailleur hcieditaire particulier de la Monnaie, 5 sept. n»i3(5).

(1) T.'b. de Rouen, reg . 21, f> 452.

1 1> Délih. de la ville de Rouen.

I <) (>pend:mt, Ancel e t : 1 i I encore cite Comme tailleur de !.i .%!-■[; D.11 le S janv. 1 7 > , z i lev. i3v>. S.i feinnu- lui inhumée à S;'. nt-Ll' i en i ^;S.

( 4) Je supp<<e q v ;iv.r.t A:\ix tulleurs à la Monnaie. Il est o/iesti- n, ,ui\ 1 egistres de l'Ktat c:\tl de S tuii I l"i, 3 ju 11. l ?$o, de rinhum.ui' n de Viel, t;iilL ur de l.i Monn.i.e.

p' D'une l.cTidle d'otievresde Rouen. — « l'ierre Regniuld m.irch;md . rti.\re de Rouen, s"> H^e, pour etfevtuer 1 : * promesse VLil.de, p.r lui l;i'ae n{. .t son 1 et air de la \ille d'Alep,

sur l'f\ce uli' -n des dei mu':s \<i'nies de s-n !me, ile.ee en IMe de CIr.pre, > 1 : \ . \ n t > n test uuenl, d.ile de (divpre, > a-ût • 5, de loger chez lus s. mère, ls.de. m Hacnt, vm\e de Ricric RcgnauM, orfèvre * 18 n .v. 1014). lab. de Rouen.

Nicolas Droux, graveur à la Monnaie, décédé à l'âge de soixante-seize ans et inhume à Saint-Éloi, le 25 mars

Pierre Racine de Boscherville, graveur ordinaire de la Monnaie, 1701-1713; inhumé, le G mars 171 3, en l'église Saint- Éloi.

Pierre Racine de Boscherville, son fils, graveur en la Monnaie, épousa, le if> janv. 171 7, Marie- Anne Allais. Par suite de mauvaises affaires, ses biens furent saisis, et son frère, Alexandre Racine, géra à sa place, par commission, de 1743 a 1757.

Nicolas-An oinc Bclin, greffier à la table de marbre du Palais, qui avait épousé (18 janv. 1757) Marie-Annc- Catherinc Racine, fille de Pierre Racine, géra à son tour, par commission, l'office de graveu r , de 1737 a 1761 ; obtint des lettres de provision en son nom personnel, en 1761, après avoir indemnisé les créanciers de son beau-père. Fit preuve d'inexpérience dans le temps de la refonte des louis, et se vit obligé de s'adjoindre, en juin 1 786, un habile orîevre de Rouen, Jean-Pierre-Claudc Jacques, lequel après avoir collaboré pendant 14 mois avec ledit Bclin. lut nommé graveur en titre (1).

(1) On trouve des graveurs du nom de Renault pendant tout le xviic siècle. — Une liste des graveurs de la ville de Rouen fournit les noms suivants, 2'i nov. 1694 : «< Le sieur Anthoinc Renault, à la t <Tte de la Harcnguerie ou sur le quai; Le Cordier fils, rue du Fardeau, au coin de la rue Saint-Fti nne ; Toustain, rue Je la Poterne; De la Place, rue du Bec; de Bellcau, rue du Pctit- Prcvost; Ilarcl, rue Saint-Patrice; Maintru, rue du Fardeau, visà-vis la porte, Rabault, rue Senccaux; Ygou, rue delà Chaîne, ou dans la cour du Palais; Le Fevre, attenant à N.-D; Le Sueur, au Vieux-Marché; Gaultier, vis-à-vis le petit portail de Saint-Vincent; Le lté, rue du Varvot; Pcllerin, au bas de la rue des Hermites, sur le quai; Mollien, rue Martainville ; Lagncl, sur le quai, proche la porte de la Petite- Boucherie; Droux, au porche de Saint-Godard ou dans la cour du Palais; Caillouet, chez sa

Droits dus pour l'accueil lement et la réception des ajusteurs, monnayeurs et tailleresses à la Monnaie de Rouen.

t Délibération des deux compagnies du 3 aoust i;3i, par laquelle il est arresté ce que chaque ajusteur, Monnoyeur et tailleresses, qui voudront entrer dans la Monnoyc, doivent payer pour leur acœuillement et chefd'œuvre.

» Savoir :

» i° Les enfants des ouvriers ajusteurs, Monnoyeurs et tailleresses actuels, travaillants ou décédez, payeront, pour leur acceuillement, la somme de îb I., et, a leur chefd'œuvre, la somme de ioo I., cv, 100 I.

» 2° Les enfants desd. ajusteurs, Monnoyeurs et tailleresses, non actuels travaillant, payeront, pour leur acteuillement, chacun >o louis, et, pour leur chef-d'œuvre, la somme de i 5 > 1.

■ 3° Les enfants des ajusteurs, Monnoyeurs et tailleresses, qui viendront par un relèvement, payeront, pour leur acœuillement, la somme de too 1. chacun, et, pour leur chef-d'œuvre, la somme de 200 1.

» Les enfants des ajusteurs. Monnoyeurs et tailleresses, qui viendront par deux relèvements, payeront, pour leur acœuillement, la somme de 1:0 1., et, pour leur chef-d'œuvre, la somme de 3oo 1.

» 5° Les entants des ajusteur-, Monnoyeurs et taillere-.se>, qui wenJîont par trois relèvements, payeront,

nierc, dans la C.wnr An Palais; la ,!cnv^ -IL- l.an-l ,is, rue au x Ours, die/ sa tm.ro; le >'uur Caillai, ru - Dinan '.ère, \ is-à-vt> le Jeu *.îc p rime de la C'rnKie, chez sa mère; L imy, le jeune, derrière l'.in:he\ ë Jit ; Jacques De la Mate, vis-a-w> le »ieur (îe TiX's. <• — J'ai laissé ,1e e té, p'.-ir ne pis tr-p eicndte ct rava.l, me-, nMes sur k> -ardes, 1 > payeur» et var le> v.-atrcgardes de 1 \ Monnaie.

pour leur acœuillement, la somme de 200 1.; et, pour leur chef-d'œuvre, la somme de 400 1.

» Toutes lesquelles sommes seront partagées comme il a esté cy-devant, sçavoir : un tiers pour la bourse commune; un tiers aux ouvriers ajusteurs; un tiers aux Monnoyeurs, pour estre partagez entre eux comme bénéfice et ainsi qu'il en a esté usité cy-devant, à la réserve de la composition des tailleresses, qui seront donnez en entier aux ouvriers ajusteurs, comme il a esté arresté par la deslibération du 4 d'aoust 1681.

• Il a esté de plus arresté qu'attendu que les quarts d'écu qu'un chacun paye tous les ans ne suffisent pas pour le soutien des privilèges, que dorénavant ceux qui viendront par un relèvement payeront, oultre les sommes cy-dessus. lors de leur acœuillement, la somme de 5o 1., et, lors du chef-d'œuvre, pareille somme de 5o l.; que ceux qui viendront par deux relèvements payeront, pour leur acœuillement, la somme de 100 1., et autant lors de leur chef-d'œuvre; et que ceux qui viendront par trois relèvements payeront, pour leur acœuillement, la somme de 1 5o I., et payeront pareille somme pour leur chef-d'œuvre. El à l'égard des tailleresses, elles payront, pour leur relèvement, la somme de 5o 1., et, pour deux relèvements, la somme de 100 1., et pour trois relèvements, la somme de i5o 1. » (1)

Inventaire succinct des archives de la Monnaie

de Rouen.

Un inventaire, dresse par les Commissaires du Directoire du département, le iu août i;<ji, nous (ait connaître en quoi consistaient les archives de cette juridiction.

11 s'y trouvait 64 registres plumitifs d'audience et du

(i) Voir aux arch. de la Ville le registre «Je la communauté, p. 1$ vo.

Conseil, registres servant h porter les réceptions d'orfevres 'i), ajusteurs, Monnaycurs; — -i registres servant à porter les deniers machinés; — i registre ayant servi à l'entrepreneur de la refonte des anciennes espèces; — ■> registres de productions et clausions; — i d'enregistremeni de présentations cl actes de voyage; — i de dépôt; — i de la livraison des poinçons; — i des épices et droits des officiers; — i des fontes d'or et d'argent; — i journal pour la recette des matières d'or et d'argent; — i autre pour Ic> receveurs et changeurs; — 3 pour les matières d'or et d'argent portées au change; — i registre de l'exercice de M. Pantin, ancien directeur; — des proees-verbaux de visites faites dans le pays de Caux en i 7^4 : — i l tables de cuivre ayant servi l'empreinte des poinçons îles lermiers, sous-fermiers, orfèvres des dillérentes villes du ressort. Je ceux des horlogers, balanciers, etc.; — un grand nombre vie pièces saisies chez de taux ouvriers oit, vies, ou par les gardes orfèvres; — S registres avant servi à M. Filiatre, directeur ancien de la Monnaie: — un autre servant à enregistrer les matières d'or et d'argent remises par les changeurs du département; — un registre indicatif des matières J'or et d'argent apportées au change par le public, du i i juin 1 7 3 5 au mois de décembre i;!S3.

Je ne saurais dire ce que sont devenues ces archives. On peut espérer qu'elles n'ont point été détruites, et qu'on les retrouvera, confondues avec d'autres fonds, dans les archives du Palais-de-Justice.

l.e> mêmes archive; sont décrites, avec plus de précision, dans des inventaires antérieurs, l'un de 17-7, l'autre de i;.m. dont nous rapporterons quelques extraits, afin d'aider aux recherches qu'il y aurait lieu de faire.

[\) Les nrflvres, au xvf s.idc et ai xvn *, jus pion l'iji tout au moins, eu eiu rc t u>, non a la M nn ie, mais a la Viomiiii de Kuuen.

1727. — Registre pour les affaires du Roi, 1679-1690 ;

— réceptions des orfèvres de la ville de Rouen. 1 709-1 721 ;

— de Rouen et des autres villes du ressort, 1688-170^; — dossiers de procès criminels : poursuites contre Asselin et sa femme; contre Le Bourg, mercier à Dieppe, pour exposition de fausse monnaie; pour vente d'un morceau d'argent volé à la Monnaie ; procès des ajusteurs contre les Monnayeurs; — réceptions d'ajusteurs, Monnayeurs et tailleresses et épreuves; — réceptions de changeurs; — six tables de cuivre où sont insculpej les noms et poinçons des orfèvres du ressort de la Monnaie de Rouen (1).

1732. — 7 liasses de jugements, du 18 octobre 1299 à 1703; — feuilles volantes de plumitifs, de iôo3 à 1 652 ; — deux liasses de procès-verbaux de chevauchées dans les villes et bourgs de la province par les généraux, de «-Sjà 1661 ; — 4 liasses de réceptions des ouvriers Monnayeurs et tailleresses, commençant le 2 août 1 5 70 et allant jusqu'en 1679; — imprimes : Déclarations du Roi dans deux cartons; — 8 registres plumitifs, de 1606 h a'.So; — registre des noms et surnoms des ouvriers monnayeurs du serment de l'Empire, à Rouen, commençant à la Saint-Lloi i^O, finissant le 4 avril 1540; — registre des réceptions et épreuves des ouvriers, Monnayeurs, tailleresses, du 5 avril uiioau 17 janvier iGi.S; du 10 octobre 160/ a 161$; — registre des réceptions des orfèvres batteurs d'or, de à 161 3; de 1609 à 1007; de 1661 à 1673; — requête*, réceptions des joailliers, batteurs d'or, 1619-16^4; — registre qui a servi à l'entrepreneur de la rétormation de> anciennes espèces. i<">i ; — planches de cuivre ou sont inseulpés les poinçons des balanciers et des fermiers de la marque d or et d'argent.

(1) Deux de ces tables ont été conservées. L'une se trouve au musée des Antiquités de Rouen ; l'autre, retrouvée par M. Thumr.s, avoc.it, juge de paix à l'axilly, fut vendue, par lui. au musée de Cluny.

NOTICE

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