APPENDIX
Extraits de Mé/noirûs et de Notes , remis àpînsieurs rdiuistres.
MÉMOIPcE, NOVEMBRE iSiO.
11 faudrait parler à Topinloîi et la pi cuclxe dans le droit ïll , et ne pas l'attaquer à rebrousse poil.
Or, sous ce dernier rapport , tant que la Quotidienne sera censée , tant que la Gazette sera déclarée être un des organes du ministère , combien n'y a-t-il pas à dire?
Qu'on écoule celle-là, avec la meilleure foi, avec une fui trop au-dessus de la portée du siècle , revenir incessamment et sur la puprématle du saint-siège , devant des ^ens qui à peine croient en Dieu ; et sur le droit divin, des ■couronnes , qui érige en un dogïue relig'eux l'absolullsme , qui laisse la cliarte sous le coup de 1,'arbitraire légilimc.
Ainsi , rejetant dans les rangs ennemis , tout ce qui n'er,t pas catholique au même degré, tout ce qui est conslilutionnel , par la Laine de l'ancien régime , ou par les espérances du nouveau.
Qu'on écoute la Gazette^ tantôt exalîer jusqu'aux torts de la monarchie , et blâmer jusqu'à la résistance des parlemens; tantôt vanter les heureux g{\g\s , et , ce semble , annoncer le retour de certaines lois mal accueilhes dans les
temps ; tantôt trailer avec mépris les classes laborieuses , et tle'verser sur la cbamlire , des sarcasmes amers , dos menaces révoltantes.
Ainsi, repoussant tout ce qui n'est pas ramené à l'amour du pouvoir absolu, tout ce qui fut opposé à Tavantdernier ministère , tout ce qui, dans ces classes et dans la cbambre , se sent de race bumaine , se croit en droit aux
égards.
Que le gouvernement ne parle plus par les journaux ; et seulement qu'il laisse parler les anciens journaux, qu'il aide à parler de nouveaux journaux.
La raison , la justice , la vérité , qui semblent être avancées par ses ordres, pour les esprits obtus ou réfractaires, jamais ne seront , ni la raison , ni la justice , ni la vérité : au lieu que ces puissances morales, en jaillissant comme de source , et non sans être épurées dans leur lutte , rentreront dans la prérogative de porter la conviclloa.