SÉRÉNITÉ
Après avoir souflert, après avoir vécu,
Tranquille, et du néant de rhoname convaincu.
Tu dis : je ne sais rien! — Et je te félicite,
lutteur, ô penseur, de cette réussite.
Maintenant, sans regret, sans désir, humblement,
Bienveillant pour la nuit et pour l'aveuglement,
Tu médites, vibrant au vent comme une lyre ;
Tu savoures Tazur, le jour, Tastre; et, sans lire
Les papyrus hébreux, grecs, arabes, indous,
Tu regardes le ciel mystérieux et doux;
Et par rimmensité ton âme est dilatée
Au point d'emplir de flamme et d'aube un monde athée.
Tes jardins sentent bon et sont tout chevelus
De lierres, de jasmins et de convolvulus ;
mes ; hommes royons 1 uns,
les roses.