‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 115 sur 133 · LES CLEFS DU PARADIS · texte numérisé non relu

LES CLEFS DU PARADIS

\oTB LXX. — Au premier vers du cinquième couplet :

En vain un fou crie en entrant.

Ce fou n’est autre que M. de Donald, dont la réputation exagérée, commencée sous le pouvoir absolu de l'Empire, est venue échouer dans les débats politiques de la Uestaiiration. C’est ce pair de France qui, lors de la discussion sur l’atroce loi du sacrilège, à propos de la peine de mort, fit entendre cette phrase : Il faut renvoyer les acc ses à leur juge naturel. Et voilà les hommes qui se sont permis tant de déclamations contre ceux qui ont sauvé la France en 1195! (^ole de Béranger.)

SI J’KT.iUS PETIT OISEAU

.Xoiï I.XXI. — Au lilre. — Cette chanson précéda VAme et le Dieu ries bonnes gens. Elle est une des i)reniiéres dans lesquelles Déranger s’essaya à poétiser le genre qui commençait à l’occuper unii|uemenl. Elle eut d'abord pende succès; aussi fut-il frappé d'un mot qu’en l’entendant lui dit M. Jay, l’auteur de l'Histoire rie Richelieu : «tiourage! voilà île la poé.sieî vous avez encore mieux que cela dans lu tete. »

Déranger devait sans doute croire qu'il avait mieux que, cela, lui qui, dés l’âge de vingt ans, avait rêvé les plus grands travaux littéraires, et qui, bien que sachante peine l’orthographe, s'était

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particuliérement occupé de ce qu’on appelle haute poésie. Mais il fut longtemps ft craindre que la chanson ne pût rendre toutes les pensées et tous les sentiments. Son erreur venait de ce qu’il la considérait comme un genre, tandis qu’elle est toute une langue. (Mule (le Béranger.)

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