A MES AMIS
Air : Ainsi jadis un grand prophèlp.
Dix-neuf aolit ! Dieu! quelle date!
Mes chers amis, à jour pareil.
Je vins sur notre terre ingrate Trainer cinq pieds d’ombre au soleil
Voyant, à l’iieure d'apparaître,
Mon bon an;,'e saisi d’effroi.
Je fis bien des façons pour naître.
Mes amis, pardonnez-le-moi. (Bis.)
Mon anse me prête main-forte ;
Mais, un docteur aux bras de fer ‘
De mon site força ut la porte,
,1e sors comme on entre en enfer.
Pour moi quels tounnents vont donc suivre L’épreuve où je viens d’être mis?
Je crains déjà de longtemps vivre, Panlonnez-le-moi, mes amis.
Mon 1 h)ii ange alors me révéle L'avenir qui m’esi réservé ;
Pomme un pauvre joueur de vielle.
.!(' chante en ballant le pavé.
Mon indigence est jwursuivie.
On m’emprisonne au nom du roi.
J’hésite à mener celte vie.
Mes amis, pardomiez-le-moi.
Mon bon ange m’annonce encore Pour mon pays de longs comlxils,
Une libtU'lé dont l’ani ore Se fond en brumes et frimas.
' Ma mfi'P souffrit iionilant plusieurs jours avant de me mettre au monde, el ne put être délivrée que par lu forceps, qn'on n’emplovait alors que dans les cas extrêmes. (\u/e i/e Béranger.)
UE BÉRANGEE.
Un siècle liait, qui rien ne fondlo;
La gloire y tombe en désarroi.
Oh ! que j’ai regret d’être au monde !
Mes amis, pardonnez-le-moi.
Mais eu riant j’aurais dû naitre.
Si mon bon ange eût dit d’abord L’amitié viendra sur ton être Vei-ser l’oubli des maux du sort.
Moi dont elle a séché les larmes.
Moi qu'.à son culte elle a commis.
J’aurais dû pressentir ses charmes Pardonnez-le-moi, mes amis. (615.)