‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 19 sur 133 · PETIT BONHOMME · texte numérisé non relu

PETIT BONHOMME

A*MON VIEII. AMI I.AISNEV i.ai M*Kcmvur : •• i*ktt homiosime vit encore *. «

Air tïu vaudeville de la Petite riouvernaule.

Petit bonhomme vit encore.

Eh! pourquoi ne vivrait-il pas, tjnand maint sol, quand mainte pécore.

Échappent cent ans au trépas?

Envie et haine, il vous ignore ;

Fortune, il rit de tes appas.

Petit bonhomme vit encore.

Eh! pour(|uoi ne. vivrait-il pas?

Il vit encor, petit tionhomme.

Eh! pourquoi ne vivrait-il pas?

S’il ne peul plus mordre à la pomme (.hi’Adarn a i;reffée ici-bas,

* Celte cliansnii nVsl pas digne de rimpres.sion, mais je la aaide emnine le dernier souvenir d’une vieille ainili^, tSo/r île Bfrntiger.)

I»K BKIt,V.N(;i-;U.

fl li en (tort pas moins irmi l)un soiiiinc, lait pas moins qnatie repas.

Il vil encor, |wlil lionliomme.

Kli! iMinrquoi ne‘ vivrail-il pas?

l’elil iHinliomrne vil encore, l'ili! pourquoi ne vivrail-il pas?

.\n Parnasse, dès noire aurore,

(l'esl lui qui m'a mai'qnc le pas.

ün'nn siècle cl pins sa voix sonore (dianle aux i‘nt'ants lenis i;rands-papas 1 l’elil iKmliomme vil encore.

Kli! ponnpioi ne vivrail-il pas?

Il vil encor, pelil lionliomnie.

Kli! iionrqnoi ne vivrail-il pas?

nnand des hivers s’accroil la somme, l)n l ève à ses jeunes èlials.

Pins d'im rayon rèclianiïe el dore Le vieux pin chargé de li inias.

Pelil lioiihomme vil encore.

Kli! pourquoi ne vivrait-il pas?

SI

Dtll.MtriES CHANSONS

LK TAMBOIU-MâJOII

\ l N JtlNK ClUilQl l.

Am ; Aillai jadis un grand luoidirle.

Kli (luoi! ji'Uiic ül düclc criliijuc,

Vous recourez à mes avis !

Soil! je prends le tou dogmalique, Cüiili e le l'auK goùl je sévis.

Il se peut qu’au but je raméiie' Quelque esprit las de ses écails.

.Maint aveugle a tiré de iwine

Des gens ivcrdus dans les brouillards '.

Iloinbien je bais la vaine poiiqH' l)e Ions nos vers retentissants!

Faut-il ipi’ainsi l'on te cori oinpe,

O langue si ehèi’c au bon sens!

Si tu subis la loi hautaine l)c tous nos bruyants novateurs, llieidôt ttacine et la Fontaine Auront' besoin de ti aducteurs.

Notre muse dévergondée, llefaisant le inonde à l’envers,

* Ce sont des aveugles <jui souvent servent de guides aux étrangers pendant les jours do brouillards, si sombres et si fréquents en Hollande. {Suie de Héramjer.)

Sous s;i forme écrase l'iilée,

De pluriels boui’soufle ses vers.

Atiiiiirez ses monstres féroces,

Ses vésuves, ses océans,

S»si héros, (pii sont des colosses.

Ses. gloires, qui sont des néants.

L'art meurt où le goût dégénéi e.

Lhi'un iM*u|)lc ait i econquis ses droit Il étend son dictionnaire l’our suflire à de libres voix.

Le* trésor commun nous d,' fraie, .Mais n’y luùsons qu’avec grand soin .N’altérons pas une monnaie (Jue le jieuple nianpie à son coin.

.Notre langue aime le mélaiige Itii sublime et du familier.

Kl, reltelle à tout luxe étrange, Lraint le pédant et l’écolier, l’onr réloipienc.!! elle a des ai'ines.

Pour l’amour de tendres échos;

.Mais à qui veut tirer des larmes Üéfend de torturei; les mots.

Klle exige que la pensée Règne partout sans faux atours.

Voyez celte foule pressée D’enfants qu’attirent les tambours.

Là se carre un géant vulgaire.

Empanaché, ^tout cousu d’or.

IIKIIMKIIES CHANSONS

l’diir (‘HX c’fst le (lidii de la },'ii('nc :

Vive le lamlxnir-iiiajor!

Mais observe/ ce jielil lioimiie Si sim])leineiil vêlii là-bas.

Sur la iieioe il l'aisail un soniiii<‘ • Miiainl iiiarrbaienl ses nombreux '-olilal' Il jireml sa limelle. il regarde •I — d'est bien: mes onlres soni i'em|ilis Itil-il. Kail(‘s donner ma fiarde.

ünel est (v lien? — Sire, Ansleiiilzl "

del liumme-là, c’est la |'M-iisée,

Sans vains ornements, sans grands mois l’ar la gloire récompensée dbez l’anlenr on chez le béros.

(,ln'an bon sens la crilifpie unie,

Des écrivains réglant l’essor,

Ne souffre plus que le génie Se déguise en tambonr-major.

l.'tH-TldlKIt

\iB d'.‘ lu l’i|>r de tabac.

V Voilà les hussards; viens, Rosette; Devant la porte ils vont passer.

Ma sœur, viens; j’entends la troniiM-Ue; Tiens! tiens! les vois-tu s’avancer?

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