‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 23 sur 133 · I.A luvifcui · texte numérisé non relu

I.A luvifcui

\iii ; C'r>t à mon imiitrc on l'art ric plaii'i'.

Il Un nmis-lu, rivière aniüiu'eusf ?

— Je eiuirs au |tied des rocs i)eiielianl> IVniriiir une herlx; viooureuse

Aux lroui>eanx, iiourrieiers des eliaiii|is

— — l'uis. où va lou oiulc liiii|iide‘.'

— Sur un sol qu’épuise l’été.

Au s;ré dti travail (|ui me î^uide, J’épauclie la lécoiidité.

Il l’uis, avant d’élre navigable,

Sur les grains et sur les métaux,

Je fais, d’un bras intatifçable,

Mouvoir la meide et les marteaux.

■I — Parle donc, naïade eharnianle.

Des >oirs où, dans tes Ilots ehéris.

Vient se jouer nia noble amante, .Nymphe aux ehain|is, déesse à Paris.

K Qu’importe et moulins et culture Et troupeauxj quand, sous ces lilas,

De la céleste créature Les flots caressent les ap))as !

I»E nÉ RANGE R.

• I.n voici. Que mon liilh fidèle La chante au doux bruit de les (lois.

■\e les épanche que pour elle ; l’rète à ma voix tous les échos.

« Aux vils travaux de notre terre Cesse enfin de livrer Ion cours;

Plus pure, enivre et désaltéré La poésie et les amours. »

Qui parle ainsi? C’est l’ànie folle D’un poëtequi, dans ce lieu,

Oublie aux pieds de son idole Ceux qui travaillent devant Dieu.

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