‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 25 sur 133 · MIS · texte numérisé non relu

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Ü'oi'i iKiisseiit mes toiu'iiiçiils? Dieu veuL-il (|ue je meure, A quinze ans, grande el belle, en de vagues emuiis'.'

.le dors sans reposer; je m'éveille et je pleure;

•Mou front révèle au jour le trouble de mes nuits.

.Vu lieu du long sommeil si paisible à mon âge,

.l’ai des songes eonfus où je me sens brûler.

Ils sont en vain pour moi d’un funeste présage :

.le n’y puis rien eomprendre et je n’ose en [larler.

.l’ai perdu cet éclat dont s’enivrait ma mère,

Oui n'a que ses baisers jiour ealmei' ma douleui'.

-Mais pourquoi les vieillards me plaindre avec mystère ? Pourquoi les jeunes gens rire de ma pâleur ?

Je rêve, el nul objet n’oeeupe ma pensée;

Toujours quelque frayeur sur mes sens vient agir.

Le coupable a-t-il donc l'àme plus oppressée?

Un coup d’œil m’embarrasse, un mol me fait rougii'.

A l’église, où je cours, ma main souvent oublie L’eau qui peut de l'enfer conjurer les desseins;

UE IIKItA^GER.

Mélée aux voix du chœur, ma voix meurt affaiblie, Et j’écoule en pleurant chanter les liymnes saints.

Bien que dans ses apprêts la parure me pèse.

Suis-je parée enfin, je voudrais l’élre mieux;

Et je sens (pie mon cœur a Itesoin que je plaise. Sans trouver doux pourtant de plaire à tous les yeux.

Pour mes oiseaux chéris je n’ai plus de caresses ;

Je négli^'e mes fleurs, je repousse mon chien. Verrai-je ainsi finir mes premières tendresses? Dieu m’a-l-il condamnée à ne plus aimer rien ?

.Mais voici l'étranger dont la voix est si tendre. Hier, sous la feuillée, il a suivi mes pas.

Seul, il chaule et soupire. Approchons pour entendre Si du mal ipie j'éprouve il ne se plaindrait pas.

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