UN ANGE
\iR (lo la Pipp d»î tabac, ou ; J’ai vu partout ilaiis mes voyages.
D’où naît cette pure auréole Dont les rayons frap|ient mes yetix?
L’est un ange, nn ange qui vole Entre mon front chauve et les cieux.
Lomme un doux luth .sa voix m’attire,
El ses cheveux longs et flottants Embaument l’air que je respire Des plus doux parfums du printemps.
Oui, c’est un ange; car mes rides Feraient fuir la simple beauté (.lui lirait dans mes yeux humides Des souvenirs de volu))lé.
ItF. UKRANGKIl.
Mais Tango aux giàcos iniiooenlos, l’resqito houroux d’étro venu tard, Sourit quand scs mains carcssantos Réchauffent les mains du vieillard.
Ct“t ange écarte d’un coup d’aile Les songes iioirs (|ui m'étreignaienl ;
Il sentit mon guide fidèle Si mes faibles yeux s’éteignaient.
Au but de ma course éphémère Qu’enfin j’arrive harassé,
Comme un nouveau-né par sa mère, Sur son sein je mourrai berci'“.
Mais de mourir pourquoi parlé-je.
Quand pour vivre il me tend la main ?
Son soutRe a fait fondre 1a neige Qui cachait les fleurs du chemin.
Et pour ma soif, dans le voyage,
De ses lèvres coident toujours
Des baisers plus doux qu’au jeune âge
.\e m’en prodiguaient les amours.
J'en suis donc sûr, il est des anges Qui, vers nous prenant leur essor.
Au pauvre enfant donnent des langes, A la pauvre mère un peu d’or.
Vous, leur sœur, d’une àine ravie Agréez le culte pieux;
Qu’avec vous j’achève la vie,
Qu’avec vous je remonte aux cieux.
DERMEBRS CHANS^ONS