LE PRÊTRE
« Ses lions jamais ii’onl fécondé nos grèves. » l’ange.
K .\on ; mais sais-lu combien sur le mallieui Elle a versé d’espérance et de rêves;
Combien versi' de bainne à la douleur 1 Le pauvre, en songe, atteignait aux délices Des plus grands rois : Dieu point ne le dél'end. Ce Dieu qui sait de (|uoi pleure l'enfant.
Et qui bénit le doux cliant des nourrices »
Sous un ciel sombre et les vents et les Mots l’oussent au loin de funèbres sanglots.
» Vient un savant ipie la vapeur amène.
La fée en rose était changée alors.
Il s’en saisit, l’elTeuille ; ù phénoméiu' 1 Son doigt la tue : à ses pieds roule un corps. Un corps de vierge à la Iveauté divine La mer, dit-il, jusqu’ici l’a jeté.
Car la science, aveugle majesté.
Ne croit à rien qu’au peu qu’elle devine. »
Sous un ciel sombre et les vents et les Ilots Poussent au loin de funèbres sanglots.
» Le sivant passe. Elle, aux concerts célesks, Monte en esprit, et d’énormes oiseaux Viennent creuser une fosse à ses restes.
Va croître un if où dormiront ses os.
Sur les débris d’un antique trophée,
Ombre immortelle, un barde en ce moment Apparaît là : Cuerrier, poëte, amant.
Digiti. * byt'.oogle
DE BÉKAKEEll.
lur.
Pleurez, dil-il : vous n'avez plus de l'ée. »
Sous un ciel sombre et les vcuits et les Ilots Poussent au loin de l'unèbres sanj^lots.
t Je vois dans l’air tous les dieux de l’Attiqiie ; Tous ceux du Mord, du Nil et de l’Indus.
Ces vieux i>ai ents de la vieryc celtique Vont l’entourer d’honneurs qui lui sont dus.
PnHre, ainsi qu’eux du ciel favorisée.
Elle eut pour sœur la vierge que tu sers.
Dieu brille au fond de vos cultes divers,
Coininc l'aurore aux gouttes de rosée. »
Sous un ciel sombre et les vents et les Ilots Poussent au loin de funèbres sanglots.
u; l'héiRE.
« Mais de son culte a peine a-t-on mémoire .
Contre l’oubli Dieu défend ses desseins. »
l’ange.
« D’un Kmpyrée elle eut sa part de gloire.
Temples, autels, prêtres, martyrs et saints.
Longtemps iiar elle a surnagé la race Des nations que lui soumit le sort.
Né de leur sang, vieux Breton, plains sa mort. Dernier soupir d’un monde (|ui trépasse. »
Sous un ciel sombre et les vents et les Ilots Poussent au loin de funèbres sanglots.