‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 54 sur 133 · LE PRÊTRE · texte numérisé non relu

LE PRÊTRE

« Quoi ! pur esprit, vous allez sur sa tombe Vous joindre aux dieux, mensonges du passé? i<

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Il Hors II! uriiiid llicu, tu h' vois, tout siimimlM'. (]|"iins pour It- teniplo où lit loi t’a Ih.tc(‘.

A li's aiiti'ls si (It'jâ riioiiiiiii* itisulle. l’ièti'f, à la f>‘c accorde quelques pleurs Et viens m’aider à suspendre ces Heurs Sur l’humble fosse où des(•e^Hl fout un culte. » Sous un ciel sombre et les vents et Ids flots i

l'ousseiit au loin de funèbres saiiftlols. I

LE SAVAM

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Ln bon vieillard consultait une sphère.

A rêver vingt fois il se prend.

V'ient un savant qui le regarde faire.

Et dit tout haut : « Pauvre ignorant !

Apprends de nous les secrets que lu sondes, Si lu n'es le fou qui, dit-on.

Traite de fous ceu.\ qui jièsenl les mondes Dans la balance de iNewlon. »

A ce propos le vieillard de sourire :

« L’attraction m’a [k'u séduit.

.\’en parlons pas; mais vous, daignez me dire Comment la chaleur se jiroduit.

Dans tout système, un seul fait qu’on ignore

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Doit liMiir It' iloiitf' tin évoil.

Or il vous l'PSlc à dnviner rncori' f.R grandit t'nigmo dn soleil.

« Vos devanciers vous ont dressi'i IVcliHle : Montez ; ils vous lendenl la main, l’ailes Iju’à Ions votre savoir révèle Un progrès de l’esprit humain.

Oui ne connaît jusqu’au moindre craléic Ce inonde orphelin de ses dieux?

Nous n’avons plus d'inconnu sur la terre .

Il nous faut l’inconnu des cieux.

Il Trop longtemps l’homme à la taille du giolte Ile ses dieux borna la hauteur.

Creusez le ciel ; que rien ne nous déroht^ L’œuvre sans lin du Créateur.

Le mouvement part de sa main féconde :

Suivez-le, mais les yeux ouverts,

Et révélez à notre petit monde Le Dieu de l’immense univers.

« .\u sentiment accordez une place... »

.\ ces mots le savant s’enfuit.

« Ce fou, dit-il, aurait besoin de glace.

Le sentiment n’est qu’un produit, r .Mais le vieillard lui crie : « A tort, vous dis-je, La mécanique est votre loi ;

C’est Dieu lui seul, oui, c'est Dieu qui dirige Tous ces globes où l’homme est roi. »»

DF.nMKRES CHANSONS

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