LA PH ISO N N 1ÈRE
An» : Ce .Magistrat irréprochable.
Mais enfin s’ouvre une fenêtre ; Kilo s’y cramponne en riant.
Ol
Salut, printemps qui viens de naître !
Tout brille aux feux de l'Orient.
Ces bois si verts, ces eaux si belles, .
Ces monts géants, l'homme en est roi.
Toutes ces fleurs, pour moi sont-elles?
Tous ces fruits, seront-ils pour moi?
De la prison d'abord si noire Le laite devient radieux.
L'àme en fait un observatoire Et de là plonge dans les deux.
Tant d'astres soulèvent les voiles Du Dieu qui leur trace un chemin.
Je me noie en ces flots d’étoiles t Dieu puissant, tendez-moi la main.
Mais l'automne touche à son terme; Déjà le ciel s’est obscurci.
L'observatoire alors se ferme,
Hélas! et sa fenêtre aussi.
Quelque rayon, qui meurt bien vite, Frappe encor des murs délabrés,
Puis du cachot, son premier gîte, L’àme redescend les degrés.
Il en est ainsi pour la foule A lage de caducité.
Mais enfin la prison s’écroule ;
L'âme s’envole en liberté.
De nouveaux fers Dieu la préserve !
Et j’ajoute à mon oraison :
:>s DE KM K R ES CHANSONS
Faites, mon Dieu, qu'elle conserve j Le souvenir de sa prison.