‹ Dernières chansons de P.J. Bèranger 1834 à 1851 avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 96 sur 182 · UE UNI EUES CHANSONS · texte numérisé non relu

UE UNI EUES CHANSONS

Vous rêvez aux apothéoses Qui vous attendent dans le port.

Mais qu’un jour ce tleuve se mêle Aux eaux du confluent humain, Quel esquif* ne sera trop frêle Pour s’y frayer un long chemin?

Là, sous des étoiles nouvelles, Aux afflux de cent régions,

On verra sombrer vos nacelles Dans l’océan des nations.

Si quelque chant, si quelque page Echappe à tant de flots vivants, Pour en déchiffrer le langage, Entretiendra-l-on des savants ?

Majestés des Académies,

Vous serez, pour les curieux, Muettes comme les momies Que le Louvre étale à nos yeux.

Beaux esprits, ce grand monde à Monde par nous prophétisé,

Que gagnerait-il à connaître Les vieux titres d’un monde usé* Bien ne lui peut être un modèle.

D’où je conclus dès aujourd’hui Que, sur la cime où Dieu l’appelb Vos voix n’iront pas jusqu’à lui.

naître,

DK B K DAN G EU.

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