LA GUERRE
\ UN OU \n. .lu vaudeville de la l'élite Gouvernante
Mon vieil ami, dans ma retraite, Près des bois, demain, je t'attends.
Viens faire un dîner de chambrette, Comme aux jours de notre printemps.
Pigeons, colombes, tourterelles, après un mûr examen ne répondent nullement à l'idée qu'on s'esl faite de leui constance eh amour, m'ont assure des observateurs scrupuleux, entre autres plusieurs dames. La poésie seule, toujours disposée à entretenir les vieilles erreurs, l'ail encore de ces oiseaux dos symboles de lidélité matrimoniale.
Quant au papillon, sans doute parce que les anciens en onl fait la représentation de l'âme humaine, la poésie l'a accusé pt l'accuse encore d'inconstance : c'est une calomnie, (les j,»l j inseeti s vivent, sans promiscuité, dans une union conjugale dont les hommes donnent trop peu d'exemples, lu milieu d'un e.ssaim de leurs pareils, le mâle cherche toujours l'objet île son unique i'i premier choix. Un petit papillon blanc esl surtout remarquable par l'intimité de chaque couple, Voyezvous l'un des deux; l'autre esl loul pies, soyez-en -ùr. Dans leur vol. iU ne s'écartent que pour se rapprocher. C'est en les observant que j'ai conçu l'idée de rétablir leur réputation, au
DR BKRA.NGER.
Nous jaserons de mainte chose :
Des gens de cour, de Pémeutier; Iles vers et surtout de la prose.
Reine aujourd'hui du inonde entier.
Puis nous parlerons de la guerre :
L'aurons-nous? ne l'aurons-nous point ?
Sur le journal, je ne vois guère Que des rois nous montrant le poing Tout en prévoyant des batailles.
De pitié pourtant je souris Quand je pense aux tristes murailles Qui vont emprisonner Paris.
Ah! pour sauver la ville sainte, Fiez-vous au peuple d'en bas; Que, bien armé, dans son enceinte, Il veille et reste l'arme au bras.
Quel traître devant ses cohortes, Paris bien ou mal retranché, Oserait en livrer les portes.
Fût— il Talleyrand ou Fouché?
Guerroyer l'ut notre manie :
Mais aujourd'hui je reconnais Qu'on doit mater la félonie De l'oppresseur des Polonais.
risque de contraindre l'Ecole de l'ourier de donner un autre nom à la passion que le maître a appelée la papillonne. (Noie île Béranger.)
un ni'.ii \ii;tu> CHANSONS
Non moins félon, L'Anglais >i rogue Voudrait bien, encor cette fois.
Nous endormir avec la drogue Qu'il rie peut plus vendre aux Chinois,
Anglais, bien que nous tromper sei ve A désennuyer ton orgueil, Mieux vaudrait voguer de conserve Tu dois craindre plus d'un écueil. 'lVs possessions, que sont-elles?
Des cerfs-volants que tienl ta main.
L'aquilon rompra leurs Scelles.
Prends garde : il peul souffler demain
Qu'avec honneur nous berce encore La Paix, mère «le ions les biens.
Dans les camps pourraient nous éclore De trop redoutables soutiens.
La gloire esl là si despotique!
Nul éclat au sien n'est pareil.
0 liberté ! ton arbre antique llroît mieux à l'ombre qu'au soleil.
Ami, qu'en dit-on à la ville?
Réponds, écho digne de foi.
Dans les bois que l'automne épile, Viens-en deviser avec moi.
Viens, tandis qu'un peu de feuillage Du froid cache encor le retour.
Ah! qu'il est loin, cet heureux âge Où nous ne parlions que d'amour!
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