‹ Dernières chansons de P.J. de Béranger, 1834 à 1851 (volume 2)Chapitre 128 sur 136 · L'ENRHUMÉ · texte numérisé non relu

L'ENRHUMÉ

Note LXXXVIIL — Au soufi-iUre. — Voici encore un vaudeville dans l'ancien genre. Celui-ci n'eut de succès qu'au tribunal et par une circonstance assez singulière.

L'auteur avait mis à l'avant-dernier couplet :

Mais la Charte encôr nous défend.

Du roi c'est l'immorlel enfant ;

Il l'aime, on le présume.

Oui, mais papa, gardant la dot, Traite sa fille comme Lolii.

L'imprimeur fat effrayé par ces deux méchants vers, auxquels Déranger tenait peu, et demanda qu'on les laissât en blanc. Contre son habitude, l'auteur s'empressa d'y consentir, voyant bien quel parti la malice publique tirerait de cette lacune. 11 ne s'était point trompé, et ces Uancs furent matière à la plus vive accusation de la part de Marchangy. Uien de plus plaisant et en même temps de plus odieux que de l'entendre accuser le silence de l'auteur à propos de ces deux lignes de points. Dupin tira un excellent parti de ce passage du réquisitoire.

Déranger n'eut jamais envie de rétablir les deux vers, tant ils lui 'semblaient au-dessous de l'idée que le public s'en était faite

Les deux ministres nommés dans le cinquième couplet sont MM. Siméon et Pasquier. \Sole de BévaiKjer.)

i.hieiqties personnes, dans le silence de l'autour, avait s\ippléè ■a\\\^\ aux vers mancjuants :

«>ii(' (lis-je? moi j'en suis certain ; M.iis les ultras n'en croiront rien.

(Noie (le rÉditenr.)

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