‹ Dernières chansons de P.J. de Béranger, 1834 à 1851 (volume 2)Chapitre 75 sur 136 · LE PAPILLON · texte numérisé non relu

LE PAPILLON

Au t'eu du ciel tout se rallume.

Vieillard, regarde : il resplendit.

Déjà chaque bourgeon \erdit Et partout l'herbe se parfume.

Toi, le premier que je vois, Salut, papillon des bois!

Gai papillon, quelles nouvelles?

Combien tardent les hirondelles !

'2iu i)i;i;.Mi:iii:s cuaissoas

Leurs ciis de juie, en revoyant leurs nids, Diraient : Espérance aux bannis !

Lt: PAPILLU.N.

Ces niess:igères que l'on guette Vont ai'iiver; el, ce matin, J'écoutais un écho lointain Répéter un chant de tauvette.

Toi, le premier que je vois, Salut, papillon des bois!

(Jai papihoii, (pielles nouvelles?

Les llenrs encor éclôronl-elles?

Les veri'ons-nous émailler le gazon De la tombe et de la prison?

LE l'Al'lLLON.

Aux [tapillons comme aux lilleltes, Oui, des Heurs vont s'olTrir d'aboi'd.

Vois-tu, sous le l'euillage mori, Briller lœil bleu des violettes?

Toi, le piemier ({ue je Nois.

Salut, pa})illon des bois !

(Jai papillon, (pielles nouvelles?

Aurons-nous assez de javelles

l»E BliUA>GL;ii. '2 il

l'oui' laiil de i'aims dont le cii vieiil d'en bas Troubler le riche à ses repas?

LE PAPILLOiN.

A peine le réveil commence.

J'ignore, en vos champs assoupis, Combien Dieu bénira d'épis:

Mais j'entends germer la semence.

Toi, le premier que Je vois, Salut, papillon des bois !

(jai papillon, quelles nouvelles?

Quand de l'ange aurons-nous les ailes, Ou dans le sang, mer à flux et rellux. Quand ne se plongera-t-on plus?

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