‹ Dernières chansons de P. J. de Béranger (volume 3)Chapitre 10 sur 97 · NAPOLÉON · texte numérisé non relu

NAPOLÉON

Je me fie à votre science; Égyptienne, voici ma main.

i/ëgyptiehke.

Que Tois-je! signes de puissance 1 labeurs du génie humain !

Muses, pour vous quelle épopée!

Législateurs, qu'il sera grand!

France, à ToBuvre! forge une épée

Pour cette main de conquérant.

Rois, pleurez vos orgueils de race;

Suivez-le, peuples haletants.

Moi, je tombe aux pieds dont le temps

Doit à jamais garder la trace.

J'ai vu ta main. noble enfant! crois-moi.

Quand je te dis : Tu seras plus qu'un roi.

Aux paroles de la sibylle, Le jeune homme, silencieux, Croise les bras, rêve, immobile:

Un éclair brille dans ses yeux.

A genoux reste l'Égyptienne, Mais Joseph s'écrie, exalté:

Napoléon, qu'il te souvienne De moi dans ta prospérité.

Afin de payer l'étrangère

Pour qui Dieu n'a rien de caché, Frère, courons vendre au marché Les olives de notre mère.

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