‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 107 sur 119 · LES RÉVÉRENDS PÈRES · texte numérisé non relu

LES RÉVÉRENDS PÈRES

Note LXXXH. — Am litre. — Qui pourrait croire qu'en 1819 beaucoup de personnes doutaient des progrès que les jésuites faisaient sourdement en France? A cette époque pourtant, sous des noms divers, on comptait plus de trente maisops r.'gentées par eux. Ils étaient protégés par le gouvernement occulte, à la tète duquel était le comte d'Artois.

L'atroce gouvernement de Ferdinand VII, en Espagne, avait trouvé des gens pour le louer en France.

Quant au grand homme du jour dont il est question au troi-

■ Voy. Ma Biographie. (Kdilion in-8, p. »ss.)

N'OTKS

siéiiift couplai, cVst M. Dofazi's, qui aciiota par ses coinpiaisancps I honneur d’avoir la duchesse <r.\n{rouIème pour marraine de son fils.

I.a prédiction que l’auteur lit de sa chute ne tarda pas à s’accomplir. On a trop dit que la mort du duc de Berry en avait été la cause; elle n’en fut que l’occasion. I.e svst. me de bascule qu’il inventa ou plutôt qu’il suivit avait dés longtemps fait prévoir I impossibilité de la duive de son règne.

Cest particuliérement sous son ministère que les jésuites firent, en France, les plus rapides progrès et commencèrent à envahir 1 instruction publique. 11 serait injuste de croire qu’il les aim.’ll mais II ne fit rien pour s’opposer à leurs progrès; il craignait trop de deplaire au frère du roi et à ses amis, qui ne lui ménageaient pas les menacfs. (>’o/e de Bèrwiiÿer.)

, LES ENhANTS DE LA FFlAXtiE

■Noie bXXXlIl. — A« /,/;e. — On a souvent accusé Béranger de SC laisser dominer par l’esprit de parti. Jamais reproche ne fut moins fondé. « Le bonheur de la France avant tout, • tel était le fond de sa politique. Au commencement de -1819, une espérance d amélioration parut saisir tous les hommes amis du pays, l.e poele se laissa aller à cette douce espérance, et cette chanson en porte l’empreinte. Mais Béranger ne dut point ouhlier les outrages que l’Angletene fit subir à sa patrie : aussi, à propos d’une riche exposition de peinture, rappelle-t-il la spoliation du Musée (Vide ae Béranger.)

bES MYRMH)ONS

INoie I.XXX1\. — .ta titre. — I.a petitesse morale des hommes qui nous gouvernaient inspira eette. chanson, où Béranger se uliit a conlondre les soldats d’Achille avec les .Myrmidons d’une ancienne fable qui a fait de ce nom un tei-me de mépris. Il faut remarqiier qu’à l’époque où furent faiLs ces couplets un .'rand nombre de serviteurs inaperçus de l’Empire s’étaient élevés aux plus hautes dignités de la Bestauration. Ils avaient en effet l’air de se venger des dédains mérités du maître qu’ils avaient servi

abord et dont ils avaient été les iiremiers à insulter la chute et Jn.s malheurs.

Le M romn mirontninr de Marlboroiigli n’est antre que Welliiclon, a qui on avait donné l’épée de Napoléon. "

On nous écoute au contrés.

C.e vers rappelle la menace si souvent faite, en termes plus ou inoins rteg'nses par les ministres de I.ouis XVIII. Le Mngrès d .tix-la-Chapelle venait d’avoir la plus fâcheuse influence sur notre armee, que le maréchal Gouvion-Saint-fvr avait voulu .■l'organiser, ce ipii lui flt perdre le ministère. ‘

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