‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 112 sur 119 · LE VIEL’X DB.\PEAU · texte numérisé non relu

LE VIEL’X DB.\PEAU

\oTK XCIl. — La chanson du Vieux Drapeau, dans l'édition de IKil, était précédée des lignes qui suivent :

•> Celte chanson n’exprime que le vieu d’un soldat qui désire voir la Charte constilutionnellenient placée sous la sauvegarde du dra))eau de l'ieurus, de Marengo et d’.Austerlitx. Le même vœn a été exprimé à la tribune par plusieurs députés, et, entre autirs. par M. le général V'oy, dans une improvisation aussi noble qu’énergique. {Sole dr rfUliteur.i

Note XClll. — A« premier rem. — Béranger fut obligé de mettre en tête de sa chanson une note pour l'innocenter, s'il était possible; l’imprimeur, sans cela, ne voulait point l'admettre dans le l ecueil. Cette note n’empécha pas .Marchangy d’en faire l’objet de scs plus vives attaques. L'auteur courait le risque de deux années d’emprisonnement, si l’nvocal général avait gain de cause ; mais M. Cottu, juge impartial aussi bien qu'écrivain politique déraisonnable, lit observer à la cour qu’il y avait bien dans le co<le pénal de la presse prorocalion à la rérollr, poi l d’ua uignr sédiliev.r mais non prurocnlioH au porl d'an signe sidilieux. Cette sublilité eut du succès, cl la chanson reconnue condamnable ne put être une cause de condamnation. Mais une mitre loi de la presse lut faite, et l’on y inséra un article relatif à la iirovocation au port d’un signe séditieux.

liF. Ut UA.NGEIl.

Il est utile j>eut-êtic de consigner des faits en eux-mêmes si imérils : ils font apprécier une époque.

Béranger n’oublia jamais l'obligation qu'il avait à Cottu, avec qui il était lié depuis longtemps et dont il estimai I les qualités personnelles, en dépit des exagérations politiques de ce magistrat.

C.omme la plupart des chansons de Béranger, la chanson du Vii-ux Drapriiu avait couru avant qu’il la fil imprimer. D’autres prirent même le soin de la faire courir avant lui, et un grand nombre d’exemplaires furent jetés dans les casernes. Le ministère s’en effraya lin conseiller d’Slat attaché à l’i niversilé fut chargé de sermonner l’auteur, qui répéta, celte fois encore, qu’on pouvait lui ôter son emploi; mais c’est ce qu’on ne voulait pas faire, croyant toujours que la crainte de perdre son unique moyen d'existence l’empêcherait de donner une édition complète de ses chansons. Il en est peu qui aient eu un succès aussi général que le Vieux OriijieiiH. (.\o/c lîr Bàraiiger.)

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