SI
LVclet'lisme à prix d’or enseigne L’art de diriger mes ballons. »
La dame si bien m’ensorcelle,
Ou’eii ImIIoii je monte et je pars.
(’n (locle\ir condnil la nacelle, bien ! nous voilà dans les bronillai'ds L’obscurité jdait à mon ffuide;
Mais moi, contre lui mauprcanl,
.le me vois, dans l’ombre el le vide, l'ace à face avec le néant.
llien plus : dans une nuit complète.
Mille ballons vont se heurtant.
Quels mots à la tôte on se jette!
Que d’énigmes à bout portant !
Notre esquif se brise à la lutte ;
Nous tomlxins de tout notre poids.
Bonsoir ! mon docteur, dans sa chute.
Fait de peur un signe de croix.
Je croyais, je ne puis le taire,
Jus(pi’à Saturne avoir volé.
Je n’étais qu’à dix j)ie<ls de terre ;
Dans un bal je toml)c essoufflé.
De fleurs, de femmes, de musi((iie,
Knivré, je so\ipe en ce lieu C.bez un philosophe prati(|ue Qlui, le verre eu main, IV-nit Dieu.
« — Sage, tirez-moi de l’impasse Des modernes et «les anciens.
nF.n,MKHF.s chansons
— (Allante, dit-il, et dans la nasse Laisse nos métaphysiriens.
Tout l’amas de leinsi œuvres vaines llont qnel(|ues fous vaillent l'atlrail Laliiiei-a toiijonrs moins de jiciiies Ou'iine (-hanson de ealiarel. »
PETIT ROMHOMME
A MON VIEIL AMI LAISNFV ni i >iV:ri5iVAiT : •« homiomme vit encore *. »
Ain tiu vaiidcviUe de la IVUte Gouvernante.
Pelit Ixmliornine vit encore.
Eh ! pourquoi ne vivrait-il pas,
(Jiiainl maint srfl, ipiand niainle pérore.
Echappent cent ans au trépas?
Envie et haine, il vous iunore ;
Fortune, il rit de les appas.
Petit bonhomme vit encore.
Eh! pourquoi ne vivrail-il pas?
Il vit encor, [adit lionhnmnie.
Eh! pourquoi ne viviail-il pas?
S'il ne jieut plus mordre à la pomme llu'Adani a fjrefféi* ici-has.
* t'ctie eliaiison n'esi pas dij^ne de l’impressioii, niai.s Je la ;:arde roiiijne le dernier souvenir d’une vieille aniilié. (Stitr ite Bêranfier.\
I»K BÉR.WGEU.