L.\ P un K
\ I X un
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Ami, plus de promenad»’.
La pluie à flots lomlti^ ici.
ïomlie à me rendre malade;
V Kl le ciel n’en a souci.
Homme au roc se cloue une Imilri', ljue la mer lavt> en couraul,
.le reste aupiès de la vilre A voir passer le lorreiii.
Sous nos humilies murailles Lhie lrans|M;rce un air malsain,
.le crois sentir les tenailles D'iin rhiimalisnie assassin.
ce point l’ennui me gaf<iie,
Lhi’en rêve, dans mou sommeil.
.le vole au fond de l'Es[iagiie Pour me sécher au soleil.
DE ItEÎKA^idEli.
Au pied d’antiques arcades,
J'ai, sur ces bords étrangei’s,
Des leiilures de j;i’enades Sous des voûtes d'orangers.
J'y vois fuir l’année entière.
Loin des brouillards importuns, L’œil enivre de lumière,
Et le cerveau de parfums.
Mais, las de pèche et de chasse, L'Esquimau revient joyeux Subir sous son toit de glace La plus longue nuit des cieux.
Üe mon rêve je m’ennuie :
Adieu, ciel pur; adieu, fleui-s.
Retournons, rnalgiè la pluie,
Aux bords où j'ai tous mes pleurs.
Je reviens où, tendre et folle,
Ma jeunesse a tant chanté;
Où le génie est l’idole (.hi'encense l'Égalité.
Itieu! notre ciel se dégage.
Ami, viens, puisqu'il sourit.
Viens, nous irons au ^i^age Voii' si l’amandier lleuril.
llKTUl It A l'AlUS
\ MKS V IKI \ AMIS
Kii: ; O inv|>niclialili'.
Vive l’;tris. If l’oi du luoiulf I Jf If ifvois avec amour.
Kifr fifaut, ariuf df sa Inuidf.
Il marrlif, il uraiidil cluKiUf jour.
Sur rel'f rivf fiidiaulfi'fssf,
(iraiu toiulM’ df l lmmaiii sfuiis,
Je viens relrouver ma jeunesse, llelrouver tous mes vieux amis.
(Jue de palais! (jue de porliipies,
II' ('"lises, de (piais, de bazars.
De llwàlres, d'ares lu-roiques,
De coloimes, tributs des arts,
Des arts (|ui ](our leur eaiiitale l'artoid à l’œuvre se sont mis!
Comment, dans ce pompeux dé'dale, Uftrouser tous ses vieux amis?
Ces monuments sont notre bistoire; Grâce à chacpie fait retrace',
A de nouveaux rêves de yloirc Sourit la gloire du passe'.
UK HKliANciKl;.
ilois-je ici féconder mes veilles?
J’en doule, mais poiiil n’en j;éinis.
Puisque au sein de tant de merveilles On retrouve ses vieux amis.
tic jii-and Paris, plus d'un racense lie rire même de ses niaux.
Il rompt plus de jougs qu'il n'en use,
Tient moins au bon sens qu'aux bons mots, b’en reprendre est affaire au sage, bénissons Dieu d'avoir permis (jii'au milieu d’un peuple volage On retrouve ses vieux amis.
.Mes vieux amis, oui, je les trouve Reunis tous pour me fêler.
O’est le bonbeur que j’en é|)iouve.
• Paris, qui me fait te elianter.
Dans l’absence le cœur sommeille;
Les souvenii’s sont endonnis.
Ce jour à jamais les réveille ;
J’ai retrouvé mes vieux amis.