‹ Dernières chansons de P.-J. de BérangerChapitre 35 sur 119 · ET · texte numérisé non relu

ET

LKS DÉFAUTS

Am : Faut (!' la vertu, pas trop ii'eii faut.

LTiomme, ;i soixante ans, calme et geave, Au coin de soti l'eu devient roi.

Mais, jeune, il vatit mieux, selon moi. Sons le plaisir vivre en esclave.

V'ous qui sur nous veillez d’eit haut, i Uendez-ntüi quelque bon délaut. )

Utii, si j’ai subi re.xigetice De mes défauts, tyrans nondjteuV,

Je leur dtts bien des jottrs heureux.

Doux larcins faits à l’indigence.

VTius qui sttr nous veillez d’en haut, Uendez-inoi i|uelque bon défattt.

tlEUNlKllES CIIANSO.NS

Dans les jours «rainiables féeries On monte au ciel des deux côtés.

Nous poussons à bout nos gaietés.

A bout nos tendres rêveries.

Vous qui sur nous veillez d’en liant.

Ilendez-inoi ipielque bon défaut.

Aujourd'hui ma santé me tourbe.

A table veut-on me fêter,

L’ai ne me fait plus chanter.

Et je lui fais petite bouche.

Vous qui sur nous veillez d'en b.iut, Rendez-moi iptchpie bon défaul.

•le verrais danser vingt grisettes Sans penser à rien tout un soir;

.Sans même essuyer, pour mieux voir, la^s vieux verres de mes lunettes.

Vous qui sur nous veillez d’en Ir.iut, Rendez-moi quelque Ixm défaul.

.l’ai trop égayé ta satin; ;

(’,e tort, je dois le réparer.

Mais sur ce monde il faut pleurei- Sitôt qu’on n’ose plus en rire.

Vous qui sur nous veillez d’en baul, Rendez-moi quelque bon défaut.

Perfide erreur de ma jeunesse,

(lue, bras ouverts, couronne en main, La (lloire m’accoste en chemin.

Je lui dirai : Passez, drôlesse !

V'ous qui sur nous veillez d’en haut, Rendez-nioi quelque bon défaut.

Hélas! mes vertus me désolent;

Mais l’àge, (jui les fait fleurir.

M’ôte la force de courir Après mes défauts qui s’envolent.

Vous qui sur nous veillez d’en haut, Rendez-moi quelque bon défaut.

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