‹ Derniéres heures de RachelChapitre 8 sur 19 · LETTRE IX · texte numérisé non relu

LETTRE IX

P le 2 novembre 1857.

Mademoiselle, Je reçois à l'instant la lettre de M. Barrier, et je m'empresse de vous la faire passer. Elle vous paraîtra peut-être bien laconique ; mais lorsque vous connaîtrez le docteur, elle ne vous étonnera plus, car c'est l'homme le plus simple de la terre ; aussi une parole de lui vaut plus que tous les beaux discours que m'ont tenus tant d'autres, pour n'arriver à aucun résultat.

J'ai appris avec joie par le journal que votre sauté s'améliorait, grâce à un nouveau traitement que vous suiviez depuis quelques jours. Je ne connais pas M. Bwgonier, niais j'en ai entend» parler: Je crois que son système consiste en des applications de certains cataplasmes sur la poitrine, afin de faire sortir extérieurement le mal. Fasse Dieu qu'il réussisse dans la belle tâche qu'il a entreprise ! Mais si par malheur dans quelque temps, vous ne trouviez plus tout le bien désiré, n'oubliez pos mon docteur, il vous sera toujours tout dévoué. Moimême, mademoiselle, je me mets à votre disposition, si par hasard je pouvais vous être utile en quelque chose.

Agréez, mademoiselle, etc. Emma Bach.

Voici la lettre du docteur :

Celles, le 31 octobre 1857.

Mademoiselle,

J'ai lu avec beaucoup d'attention la notice que vous m'avez adressée sur mademoiselle Rachel. Je ne désespère pas. Je quitterai Celles mardi (3 novembre) ; je serai à Paris le 4 ou le 5. Je descendrai rue Buffault, .19, (hôtel Franklin).

J'aurai à vous remettre un médicament dont vous n'avez pas encore fait usage, et qui sera propre h enlever vos palpitations.

Veuillez, mademoiselle, etc.

Barrier, il m. m.

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