‹ Dernières poésiesChapitre 39 sur 91 · LIVRE OUATRIKME · texte numérisé non relu

LIVRE OUATRIKME

l'A licmpant ses regards dans les diviiTS écliiirs ,

Sous son essor puissant il met tout l'univers.

Son cri n'est point jeté i)our un peuple, une aurore ,

Mais pour tout ce qui vit et ee (jui doit éclore.

Des choses et des temps souverain immortel ,

Il voit dans la partie et dans l'universel.

Ainsi , gardant en toi le feu qui l'éternisé ,

I^aisse dire que l'art s'étiole et s'épuise :

Alors qu'il prend sa source à l'océan divin,

Le ruisseau ne saurait se changer en ravin.

Filles des eaux du ciel, les fleurs de ses rivages ,

De leur beauté suprême enivreront les âges ;

Et des siècles futurs les soleils passeront.

Sans nuire à leur parfum et sans courber leur front.

Adieu ! j'ai terminé ; mais , chose singulière ,

Je ne m'attendais pas , au bout de la carrière ,

A prendre un ton si haut , tandis que, dans son couis.

Le sévère au plaisant s'était mêlé toujours:

9^ A UN JEUNE l'OÈTK.

C'est que , touchant à peine aux choses éternelles , L'esprit , sans le vouloir, se sent croître des ailes. Et je serais heureux si , de cette façon , J'avais d'un peu d'exemple enrichi ma leçon.

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