‹ Dernières poésiesChapitre 56 sur 91 · PRESSENTIMENT · texte numérisé non relu

PRESSENTIMENT

Les deux ne sont point satisfaits ; Attendons-nous encore au triomphe des crimes ; Car le sang de tant de victimes Pèse encor moins que nos forfaits.

î6j pressentiment.

Le Seigneur a , dans sa bî Mis d'un côté le poids de notre in

De l'autre , toute sa clénK Va sa clémence , hélas ! ne l'a pas

Au délire effrayant qui du peuple :

Au déplorable orgueil où tout est Le Seigneur de nous se se L'arc de sa vengeance es

Dans nos querelles in test

Nous vîmes s'effacer tout vesl

Et demandez ce qu'il advi

A ces tombeaux , à ces n

PAESSENTJMENT.

Il prodigue la gloire à quiconque t'outrage ,

L'ignominie à qui te sert.

Il semble , hélas ! malgré ta parole immorto Uue la vérité sainte arrive à son déclin , La piété marche à sa fin , Kt les vertus , à côté d'elle , Suivent en deuil même chemin r

Partageant sa splendeur ainsi que sa détrcss Des douleurs de l'autel le trône doit périr.

La mer populaire le presse , Ses flots séditieux vont bientôt l'assaillir. En vain sa chute , un jour , enfanta nos mis

Le passé n'a plus de leçon ,

Et des asiles funéraires

Le cri plaintif est un vain son.

ii^^t PftESSENTîMKlST.

A porté la santé des boiirrcaiix de ses [jères , Et salué ees temps prospères Où les lois s'armaient de poignards ;

Kl l'impie honoré marche la tête altière !

F,t , sur ses jours passés appelant la lumière Comme sur des titres d'honneur , Pour avoir la pubUque estime , Il se prévaut de son erreur , Quelquefois même de son crime l

Et ce peuple aveuglé qu'il pousse dans l'abîme Le nomme son libérateur

Il ignore, nourri de mensonge et de haine.

Et dédaigneux des droits qui lui furent offerts ,

Que les peuples sans frein travaillent à leur chaîne,

Et que la servitude est tille des enfers.

Mets un terme à tant de démence :

Rends , ô mon Dieu, la raison à la France ; Rends les sujets au souverain.

PHRSSENTIMKNT.

l(il»

Tu peux sceller leur alliance , Car tous les cœurs palpitent sous ta main.

Les lis, plus d'une fois sauvés par un prodige, D'un céleste secours éprouvent le besoin: Sur ce sol ébranlé viens raffermir leur tige, Car la tempête n'est pas loin !

Q\ie l'effort du méchant soit comme ce nuage Qui de son aspect sombre épouvantait les airs , Mais dont les flancs , avortant de l'orage , N'ont lancé que de vains éclairs.

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