‹ Dernières poésiesChapitre 6 sur 91 · JEAN REBOUL. LXXIII · texte numérisé non relu

JEAN REBOUL. LXXIII

saurait retirer de la religion ni profit ni dommage; que la situation la plus favorable à l'une et à l'autre, c'est de se mouvoir , sans contact possible , dans des sphères totalement étrangères ; de telle sorte que, ni les athées ne soient des ennemis véritables pour la société polititique, ni les chrétiens de souhaitables auxiliaires pour l'établissement et le maintien de la vraie liberté.

Hélas ! nos pères ont vu de près les vieillards du règne de Louis XV. Demandons-leur si ces libertins, ces roués, ces encyclopédistes, ces disciples de Voltaire ou de Rousseau , émancipés de l'Évangile et de la Foi , manquaient de dévoùment à leur Roi ou à leur Patrie. Non, certes! ces impies, élégants et spirituels, avaient les traditions de la vaillance nationale. Leur cœur , froid pour Dieu, muet devant les autels, avait encore des battements pour la gloire du drapeau. Mais ce n'étaient là que les mouvements instinctifs qui remuent le corps dans l'agonie!

Cette société gangrenée ne pouvait pas vivre : elle périssait, non par l'oubli des serments ou les menées de la trahison , mais parce que les sources de la croyance avaient tari , parce que les peuples ont plus besoin des richesses spirituelles que de la fortune commerciale : il leur faut une atmosphère divine , ou bien ils vont à l'asphyxie et h. la mort.

C'est ainsi que parlait JeanReboul. Sorti des rangs

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