‹ Dernières poésiesChapitre 62 sur 91 · A MONSIEUR FU. GUI · texte numérisé non relu

A MONSIEUR FU. GUI

Que nul n'effacera du ciel où Dieu Oar tout sent que sa mort serait cel

Oui, tout sent que sa mort serait le Ceux-là mêmes qui font de superbi Pour le déshériter du temps et de 1 Tout en le combattant craignant d' Savent , sans l'avouer , dans le fon Qu'il n*est rien ici-bas qui pût prei

Puis , après le tableau de ce long d Grandes ombres au règne ou sereii Qui vont dans le néant s'engloutir Du fond des temps passés revenam Dont l'orgueil est rebelle à tout di Afin de conjurer des angoisses sup

A MONSIEUR FR. CUIZOT.

Mais roiscau ne saurait suivre l'aigle en son Kt ma faiblesse aspire à retoucher le sol Où votn; bienvenue a fait un jour de fôte.

Né sous ce ciel serein , miroir de votre espr Maître , que votre nom reste à jamais écrit Sur ces temples dont Rome a paré notre en Vous , qui du penser grave avez reçu le don Où pourriez-vous , ailleurs , trouver un Pan Où grandeur plus austère ait laissé son emp

A MADEMOISELLE RAGHEL.

Rèvc de Phidias, envolé de l'Allique Et tombé parmi nous sous le nom de Rachel , Nom déjà constellé dans l'olympe tragique , Et qui doit y briller d'un éclat immortel !

IQO A MADEMOISELLE RACHEL.

Marbre du Parthénon , création divine , Dis-nous qui te dota du soul'tle inspirateur , Mit toute émotion au fond de ta poitrine , Afin d'en embraser l'âme du spectateur?

Et ce délire , enfant de l'ardente déesse , Et ces coupables vœux , et ces brûlants remords, Qui désertent du jour les clartés vengeresses , Et redoutent la nuit de l'empire des morts.

Et l'amour , s' exhalant dans toute son audace , Qui , s'irritant encore en face du dédain , Et voyant dans un cœur qu'un autre a pris sa place , Cherche et trouve un vengeur dont il maudit la main.

Cet autre, encor plus grand, plus noble, plus immense, Plus énergique encor au milieu de son deuil ,

A MADEMOISKLLK RACIIEL. I*)!

Qui , du monde asservi devançant la vengeance ,| Des foudres de ses vœux pousse Rome au cercueil.

VA ces aflections sans profane délire , Loin du monde des sens allumant leur flambeau , Nœuds formés par l'hymen , brisés par le martyre , Pour mieux se rallumer au delà du tombeau.

Kspoir, pitié, terreur, esquisses grandioses, Types qu'un goût sévère asservit à sa loi , Nobles sensations de tes lèvres écloses , Plaisir de ce que l'homme a de plus grand en soi !

Pour retremper l'esprit, combats, fdle sublime ! De tout glaive qui dort la rouille éteint le feu. One ta ferveur pour l'art de plus en plus s'anime î C'est l'amour le plus grand après celui de Dieu.

19a i MADEMOISELLE RACHEL.

Toi, dont nul désaccord n'a profané roreille, Toi que notre Racine a nourri de son miel , Enfant, que, dans son vol, les serres de Corneille Exposent palpitante à tous les feux du ciel ,

Tu dois trouver mes vers sans éclat et sans nombre Je ne suis qu'un barbare à mon instinct réduit ; Mais, de la nuit qui vient si j'ai respiré l'ombre. J'ai voulu saluer l'étoile qui nous luit.

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