LA JUSTICE DIVINE
Dans le court intervalle où son règne s'enferme , L'homme , tyran d'un jour, se hâte de punir: A ses ressentiments la tombe met un terme , Les tiens possèdent l'avenir.
Mais que de fois , foulant ses bases ébranlées , Brises-tu sur la terre un coupable bonheur ! Tous ces flots pervertis des races écoulées Sont sillonnés de ta fureur.
Malheur, faible ou puissant, malheur à qui l'excite! Soit que des temps futurs elle arrive à pas lents , Soit que , vautour rapide , elle se précipite Sur l'aile fougueuse des vents.
Superbe Babylone, une main redoutable A tes prospérités fermera le chemin ;