LA COLÈRE DE DIEU
La ville de la volupté.
Nulle voix ne s'entend sous ses vastes portiques ; Et k' regard ne voit , dans ses places publiques ,
Qu'une eflVayante nudité.
« Mais des champs de la mort la poussière s'élève ; Comme un long météore étincelle le glaive
Sur la ligne des bataillons.
Les coursiers et les chars vont labourer la terre , Le sang l'humectera; le deuil et la misère
Seront les fruits de vos sillons.
« Et qu'on ne pense pas , évitant ma vengeance , En d'autres dieux que moi plaçant sa confiance ,
Trouver la paix dans l'avenir !
Car je ferai durer ces sanglantes folies, Jusques à ce qu'enfin, ô terre qui m'oublies ,
Tu retrouves mon souvenir ! »