‹ Dernières poésiesChapitre 67 sur 91 · LA COLÈRE DE DIEU · texte numérisé non relu

LA COLÈRE DE DIEU

La ville de la volupté.

Nulle voix ne s'entend sous ses vastes portiques ; Et k' regard ne voit , dans ses places publiques ,

Qu'une eflVayante nudité.

« Mais des champs de la mort la poussière s'élève ; Comme un long météore étincelle le glaive

Sur la ligne des bataillons.

Les coursiers et les chars vont labourer la terre , Le sang l'humectera; le deuil et la misère

Seront les fruits de vos sillons.

« Et qu'on ne pense pas , évitant ma vengeance , En d'autres dieux que moi plaçant sa confiance ,

Trouver la paix dans l'avenir !

Car je ferai durer ces sanglantes folies, Jusques à ce qu'enfin, ô terre qui m'oublies ,

Tu retrouves mon souvenir ! »

Page 1