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DE LA RÉPUBLIQUE

Car elle en a une, cette athée ! Elle qui, avant d'être la République, se vantait d'être la Libre Pensée et s'insurgeait avec une sainte horreur de liberté, dans les écrits de tous ses philosophes, contre les Religions d'État, ces instruments, disaient-ils, du double despotisme, religieux et politique, des anciennes monarchies, n'a pas craint de s'en faire une à son usage et de l'imposer brutalement et impudemment à la France!

Elle n'a pas craint les soufflets brûlants qu'elle s'est appliqués à elle-même sur ses belles joues de République, en imitant bassement, puisque c'est avec hypocrisie, les monarchies flétries par

elle, proclamant, par le déshonorant spectacle qu'elle donne aujourd'hui, ce qu'elle a tant nié autrefois, et ce que nous tiendrions pour vrai, nous, avant comme après la dégradation possihle de toutes les Républiques du monde : c'est qu'il faut une religion d'Etat pour gouverner les hommes, et si. on n'en a pas une faite avec la grande affirmation de Dieu, on s'en fait une avec sa négation sacrilège... On s'en fait une avec de l'athéisme plutôt que de n'en pas avoir. Et c'est ce qu'elle a fait, la République ! Seulement, les religions d'Etat des anciennes monarchies étaient la conséquence glorieuse de leur foi et de celle de leurs peuples, tandis que la religion d'Etat de la République est la plus triste inconséquence de son orgueilleuse incrédulité !

Et c'est la honte présente pour elle... La honte, en attendant l'exécration des crimes qu'elle pourra, qui sait?... faire plus tard. L'ignominie pour elle, c'est de mentir à une incrédulité pendant si longtemps et si fastueusement exprimée! C'est de se montrer fanatique, religieusement fanatique à son tour, dans l'exercice de son pouvoir, aines

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