‹ Dernières vues de politique et de financeChapitre 2 sur 12 · FRANÇAISE · texte numérisé non relu

FRANÇAISE

SDu XX J^zimaite an 8.

éèL première circonstance dont on est frappé en examinant cette Constitution , c'est que dans un Gouvernement intitulé Républicain, aucune portion des pouvoirs politiques , aucune , réelle , n^a été confiée à la Nation. Cependant, non pas seulement dans les Républiques ou mixtes ou purement démocratiques , mais encore dans les Monarchies tempérées , le peuple concourt à la pomination dip Corps Législatif, à la nomination des* hommes en autorité, qui déterminent ses sacrifices.

On voit en Angleterre les Membres de la Chambre des Communes , élus par la Nation. A

On voit en Suède un ordre des Bouir geois, un ordre dès Paysans, composer la Puissance Législative ; et sous la Monarchie Française , le Tiers-Etat nommoit des Députés aux Assemblées Nationales.

Une telle prérogative > la plus importante de toutes , a été remplacée par une fiction dans le nouveau code politi^ que de la France.

Listes d^Eligihles.

On donne au Peuple un droit dlndication qui ne signifie rien pour lui, et qui gênera le Gouvernement , si ce droit est respecté. Rappelons , avant de donner quelque développement à cette idée , les articles de la Constitution qui consacrent le droit d'indication dont nous, allons parler.

Art. vil

.Les Citoyens de chaque Arrondissement communal

désignent, par leurs suffrages, ceux d'entre eux qu'ils

croient les plus propres à gérer les aâàires publiques.

Il en résulte une liste de confiance , contenant un nom*

bre de noms égal au dixième du nombre des Citoyens ayant droit d'y coopérer, ^'est dans cette pt'emière liste communale que doivent être pris les Fonctionnaires publics de l'Arrondissement.

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