IV. — M. VENTURINI DÉSAVOUÉ
11 avril 1875.
L'Osservatore romano décline une seconde fois toute responsabilité avec l'article de M. Domenico Venturini, dont le Français a voulu faire un bruit ridiciule. Nous croyons que M. Venturini ne s'attendait guère à l'étonnement qu'il a produit et que son serpent a mordu plus qu'il ne voulait. En France, nous appelons serpents ces sortes d'articles à surprise qui se glissent dans un journal contre sa ligne, ses opim'ons et le sentiment de ses rédacteurs habituels. Lorsqu'on les aperçoit, on les écrase, et l'étranger
"vie d'à. COCHIN " ET L' " OSSERYATOEE ROMAND " 327
qui est parvenu à les introdiuire ne leur survit pas. Voici le nouveau désaveiu de VOsservatore. 'Nous ne saurions trop le remercier de son empressement à nous tendre une main fraternelle.
» 'L'Univers revient, dans son numéro du 5 courant, à traiter de l'article bibliographique de M. Venturini, inséré dans VOsservatore romano et dont nous parlions hier.
» Regrettant que dans notre journal l'on ait donné place à un article signé Domenico Venturini, dont les catholiques libéraux se font une arme pour leur cause, nous n'hésitons pas à déclarer que cet article a été inséré par inadvertance dans nos colonnes et que nous en déclinons absolument la responsabilité. »
Tout cela, du reste, sert à montrer l'opinion qu'ont les Romains du catholicisme libéral.