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LE CHEMIN DE CEOIX DE LA SAINTE VIEEGE

et de toute noble douleur; mais il le fait aussi en compagnie de la France, qu'il voudrait voir un modèle de tout repentir. Il n'oublie pas que la reine du ciel est aussi la reine du monde et la reine de cette nation jadis si belle et si glorieuse, aujourd'hui pécheresse et tombée. Il soutient son courage par le spectacle des douleurs de la Mère de Dieu, il lui parle des miséricordes de sa souveraine, Mater misericordiœ, qui lui offre le prix de ses souffrances, il lui suggère des prières qui la remettraient dans la voie de la gloire et du salut. On sent que ces prières sont l'ordinaire entretien d'un cœur qui n'a rien de plus présent que les maux de la patrie, et de plus vivant que son amour.

Quelques-uns de nos plus illustres évêques, voulant donner à M. de Saint-Albin un témoignage de leur affectueuse sympathie et de la grande estime qu'ils font de ses travaux, ont lu son livre avant qu'il fût livré au public, et se sont hâtés de lui en exprimer leur satisfaction. Il paraît avec l'approbation de Mgr l'évêque d'Angers et des lettres élogieases de NN. SS. De La Tour-d'Auvergne, archevêque de Bourges ; De La Bouillerie, archevêqae de Perga, coadjuteur de Bordeaux ; Pie, évêque de Poitiers, et Mermillod, évêque d'Hébron, vicaire apostolique de Genève. Nous n'avons pas besoin d'insister s'.ir ces suffrages qji garantissent la doctrine du livre et le talent de l'auteur. Ce sont des maîtres et des témoins. « Nous n'hésitons pas, dit Mgr Freppel, à » louer le livre et à le recommander à la piété des » fidèles de notre diocèse, comme nous paraissant » très propre à nourrir leur dévotion envers la très ;: sainte Vierge. Le pieux auteur, dont le nom seul >^ est une recommandation, s'est appliqué avec auh tant de soin que de bonheur à faire ressortir les ^> leçons salutaires que renferme la vie de l'auguste » Mère de Dieu. Ce livre, écrit avec le cœur, fera » du bien aux âmes afffligées. » — « Piété, onction, tout s'y trouve réuni, écrit à son tour Mgr l'arche-

vêque de Bourges. Je suis heureux de pouvoir joindre mon suffrage à celui de votre savant évêque. C'est pour moi un sujet d'édification et de joie de voir que la plume qui a dévoilé avec autant d'autorité et de hardiesse les mystères des sociétés secrètes, sait aussi pénétrer dans d'autres mystères d'une nature bien plus consolante et plus douce, dans ceux de la vie surnaturelle. » — « Quel beau livre sur la douleur ! dit Mgr rarchévêque de Perga, Votre livre apprend à chacun de nous comment les souffrances chrétiennes savent puiser, en Jésus et Marie, dignité et suavité ; il apprend à notre malheureuse France comment ses maux, chrétiennement supportés, peuvent devenir pour elle l'expiation et le salut. Sur ce point, les conseils que vous donnez à notre pays et les doctrines parfaitement saines que vous professez sont dignes de tout éloge.» — • « L'écrit tout entier respire le parftim de la vraie piété, dit Mgr Pie : utile à tous, cette lecture le sera particulièrement aux pères et aux mères de famille ; en leur indiquant le devoir, elle leur fera goûter en même temps la consolation. » — « Ces pages, nourries de la doctrine substantielle de la théologie, écrites avec le style sobre et attrayant dont vous avez le secret, dit Mgr Mermillod, seront un précieux secours pour les âmes avides de sainteté et de force dans les devoirs et les douleurs de la vie ; en vous lisant, on sent l'expérience d'une âme croyante dont l'existence est aussi un chemin de la croix. »

Après toutes ces grandes voix, qu'il nous soit permis d'élever la nôtre pour féliciter et remercier M. de Saint -Albin. De tels éloges font honneur à la presse catholique, dont il est l'un des plus anciens et des plus dignes représentants.

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