‹ Derniers mâelangesChapitre 179 sur 208 · M. ST-GENEST ET LE LIVRE DE M. DE FALLOUX SUR AUGUSTIN COCHIN · texte numérisé non relu

M. ST-GENEST ET LE LIVRE DE M. DE FALLOUX SUR AUGUSTIN COCHIN

9 octobre 1875.

Un certain craquement plus grave se produit dans la cervelle de M. Saint-Genest.- Voilà ce galant homme en train d'inventer une religion catholique, des martyrs, des saints, des docteurs et des prophètes. Nous connaissons ce signe. Le révélateur n'est pas fixé sur son dogme, mais déjà il voit plus hoir que diable quiconque ne croit pas comme lui. Il dira que nous en sommes là. Nous perdrions le temps à lui marquer des différences qu'il ne saurait saisir : faisons-lui seulement observer que notre vieille religion, non inventée par nous, ne damne pas les pauvres d'esprit.

Il y a une pauvreté d'esprit sainte. L'Evangile la loue mille fois. Il y en a une autre qui n'est pas louable, mais qui n'est pas damnée. Nous parlons de celle-ci. Ceux qui la pratiquent sont en nombre infini sur la terre. Lorsqu'ils votent, ils donnent leurs voix aux plus notables d'entre eux, car à qui les donneraient-ils? Et c'est ainsi que l'on peut savoir à peu près combien le monde est stultiticn. De là naissent les politiques et les religions nouvelles, telles qu'en fabrique en ce moment M. Saint-Genest, avec la logique d'une corneille qui abat des noix. Ce siècle en produit beaucoup. Ce sont des choses fastidieuses et

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