DISCOURS DE M. THIERS AUX ARCACHONNAIS
faut M. Naquet et M. Madier-Monjeau, ils viendront, assistés de M. Marcou. Quant à vous, Arcachonnais, cela ne vous regarde plus. Blique, bliique, bliiique!... Vous l'avez voulu, vous en tàterez, et avant que la dernière vitre tombe, M. Thiers aura fui. Il ira attester de nouveau aux souverains de l'Europe combien la France est sage et leur demander des alliances, à moins qu'ils ne soient déjà venus nous les imposer ou solliciter la nôtre.
Le Temps, prosterné et pâmé devant le discours d'Arcachon, a un joli mot pour exprimer son ravissement : « Ce grand patriote, dit-il, priant la France » de ne pas laisser insulter l'immortelle Révolution » de 89, a su rejoindre les convictions de sa vieil- » lesse avancée aux principes qui furent Vho7ineur » de sa jeunesse. » On ne peut mieux dire, et nous adhérons au compliment.
Bien plus, nous, nous en ôterions volontiers la pointe d'épigramme. Entre la jeunesse, l'âge mûr et la vieillesse de M. Thiers, nous ne voyons point, quant à nous, de lacune. Sa vie paraît partout éclatante de la chose qui en fait Vhonneur.