M. SARCEY ENSEIGNE LA PEDAGOGIE A MONSEIGNEUR DUPANLOUP
18 novetnbre 1875.
Dans un oollège, l'enfant encore innocent qui se trouve exposé à l'immoralité de ses camarades plus civilisés, ,a-t-il le droit de le dire à son confesseur; et le confesseur, qui voit cet enfant en danger, peut-il lui conseiller de se tirer des griffes des corrupteurs en les dénonçant? — Jamais! s'écrie M. Sarcey, qui pose le cas.
Il explique que ce serait une délation, et que la délation est un crime sévèrement proscrit dans la miorale et dans les usages de l'Université. — Mieux vaut, dit-il, que l'enfant se laisse corrompre. La corruption, aux yeux de ce moraliste, est une chose de rien, dont on se corrige avec le temps, et qui n'est pas, selon lui, incompatible avec l'honneur; mais la délation est le fait d'une âme basse, et qui ne pourra se relever.
Laissons clapoter son éloquence :
« Dans les lycées, dans les collèges, et plus généralement dans les pensions et les écoles laïques, la délation, sous quelque forme qu'elle se présente, est regardée comme l'action la plus honteuse qui se puisse commettre. On ne l'excuse sous aucun prétexte. Il est