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LES LETTRES DES PRINCES D'ORLEANS

30 décembre 1875.

On cherche dans la presse à faire quelque chose des lettres écrites par les princes d'Orléans, mais il n'y a pas moyen (1). L'un reste à son commandement militaire par simple amour de la patrie. C'est si doux de n'être que général en chef comme le premier venu ! Le premier qui fut roi fut un soldat heureux... de rester simple général en chef. Roi, parce qu'il est heureux de n'être pas roi. L'autre se retire tout simplement en faisant un plus long discours. N'étant pas général en chef, il n'est pas tenu de lisser sa moustache, et ne la lisse pas. Les deux lettres sont si bien tournées, que personne n'y trouve à placer un mot de commentaire. C'est la seule chose qui indique peutêtre qu'on pourrait les commenter.

Donc, Mgr le prince de Joinville ne sera plus rien désormais qu'un bon sujet constitutionnel du maréchal; sujet constitutionnel, c'est-à-dire sujet à révision. On ne pouvait mieux dire qu'en ne disant rien du tout. Mais ce silence total aurait paru mystérieux. Il faut parler un peu pour avoir bien l'air de ne rien

1. Lettres par lesquelles le duc d'Aumale et le priuce de Joinville, députés à l'Assemblée nationale, annonçaient leur résolution de renoncer à la vie politique et de ne solliciter aucun nouveau mandat

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