LES REVUES
30 juin 1874.
L'es grandes revues étant nne certaine image de la guerre, se terminent par un défilé, qui est une certaine image de la victoire, et sont suivies d'un papier officiel nommé ordre du jour, qui est un certain bulletin où l'on s'attribue et distribue une certaine gloire. Tels sont les usages des nations européennes. Nous ignorons s'ils sont observés en Chine, pays des traditions. Nous avons un certain nombre, trop grand même, de traditions mourantes ou qui vont mourir. Tradition de la victoire, tradition du respect, tradition de pendre les coquins, et une foule d'autres, résumées dans la tradition de la vie, qui était bonne. La tradition de l'ordre du jom-huUetin après les revues, nous est restée, et paraît même plus puissante que jamais. L^e gouvernement s'en est montré le fidèle observateur. Un vaste et épique bulletin chante sur tous les murs la grande revue de dimanche dernier. Il redit la belle tenue des troupes, la régularité de leurs mouvements, surtout leur « bon esprit », qui a grandement satisfait le général en chef de l'armée et de l'Etat.
Habits, culottes, manœuvres, pensées et désirs, tout est parfait dans l'armée, tout respire l'harmonie avec l'Etat, tout inspire l'espérance et partant la sécurité. Car il y a bien lieu d'espérer que ces habits et ces eu-