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LES EVEQUES PEUYEÎSIT-ILS FAIRE DE LA. POLITIQUE

4 septembre 1874.

Pendant le voyage du président, les journaux 3e sont élevés, quelques-uns avec fureur, contre les discours de quelques évêques. C'étaient à la vérité des paroles très mesurées et plutôt craintives qu'agressives. Mais ces messieurs qui font des journaux à Paris comme en province, estiment quasi unanimement que les évêques ne doivent pas parler politique. De bonne ou de mauvaise grâce, ils reconnaissent ce droit civique et viril à toute espèce d'homme, et plusieurs l'accorderaient sans peine à toute espèce de femme. Les fonctionnaires leur paraissent en être spécialement investis. Un fonctionnaire électif, surtout, l'a comme de naissance. Nous le trouvons assez juste. L'illustre septennaire est lui-même un fonctionnaire qui voyage pour son instruction. Pour l'instruire, il faut lui parler; si on lui parle, il sied qu'on lui dise quelque chose. De simples révérences, silencieuses ou oratoires, l'instruiraient insuffisamment. Il ne peut pas s'attendre à ne rencontrer que des septennalistes qui crieront vivat, après l'avoir qualifié de loyal soldat et de Bayard (des temps modernes). Manifestement, il y a d'autres opinions dans le pays. Et, comme dit Jocrisse avec un noble orgueil, « depuis la régénération

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