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IV. — LA PRESSE ET LA SUSPENSION

22 septembre 1874.

Nous ne sommes pas en parfait accord avec la presse conservatrice. Le dissentiment vient de haut, date de loin. Elle a des pensées que nous ne partageons point, nous en avons qu'elle repousse, en Espagne comme ailleurs. Sans attendre peut-être grand'chose du gouvernement de Madrid, elle admet que l'on fasse avec lui des affaires. Faire des affaires est le commun souci de la presse conservatrice. En outre, elle est volontiers un peu prude. Parler de la marquesa d'Amaégui lui semble indiscret en premier Paris. Quoique la marquesa d'Amaégui, si chantée par Musset, le poète des conservateurs, soit devenue une dame politique, la presse conservatrice réserverait de tels sujets pour ses pianos. L'article en question donc lui a déplu. Elle a presque baissé les yeux. Néanmoins, quand l'orage est survenu, elle ne nous a pas abandonné. La clause relative à la dignité a soulevé des protestations confraternelles et prudentes. Véritablement, s'il passait en coutume qu'une mise décente est de rigueur et que l'état de siège est le juge souvc rain de la tenue de combat, ce serait une forte gêne.

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