‹ Derniers mâelangesChapitre 77 sur 208 · PROTECTION AU TRAVAIL · texte numérisé non relu

PROTECTION AU TRAVAIL

C'est mauvais. Tout le monde sait que la protection au travail n'est pas loin du droit au travail, et que le droit au travail n'est pas loin du droit de vivre sans travailler. La république n'est pas finie, et il y aura encore de l'occupation pour Martinez Campos pu pour ses successeurs. M. Périvier, depuis Barcelone, a été secoué dans de mauvaises voitures, il a beaucoup entendu parler des féroces et cruels carlistes, il a même craint de les voir apparaître, et il a donné son dernier mot, qui est le vrai.

« En somme, dit-il d'après un valet de chambre et

une cuisinière, on attend. Le jeune roi arrive avec les meilleures intentions, mais on sait bien qu'à son âge il ne saurait avoir une politique personnelle. Tout dépend de son entourage qui se divise en deux parties très distinctes : les conservateurs et les libéraux. Je crains beaucoup ces derniers. A mon humble avis, ce qu'il y aurait de mieux, c'est une bonne dictature, sage, éclairée, mais- capable de remettre à leur place les avocats bavards et les généraux ambitieux qui infestent le monde politique de ce pays. »

Il parle d'or; mais je me permets de lui faire observer que c'est ce que disent les carlistes, et ce qu'ils se proposent d'accomplir avec des chances de succès et un bon droit que don Alphonse ne paraît pas réunir, même appuyé de Martinez Campos. M. PériAnier ne pense-t-il pas, au fond, que don Alphonse XII ferait bien d'aller retrouver sa maman?

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