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II. — DON RAMON CABRERA ET

OU l'innocence vengée par la vertu

18 mars 1875

Don Ramon Cabrera, qui vient de rajeunir sa gloire comme on sait, nous présente son apologie, ou plutôt, son apothéose, par les soins de Figaro, légitimiste français et carliste espagnol. Dans cette circonstance, ce n'est pas M. de Villemessant qui travaille. Assarément, M. de Villemessant était digne de la cause et la cause digne de lui; mais ayant autrefois souscrit pour la guerre que don Ramon Cabrera veut aujourd'hui terminer à l'amiable, il a cru peut-être que l'on s'étonnerait. Il a donc passé Ja parolci â M. d'Aulnay, qui jouit de moins de renommée et qui, peut-être, est plus Figaro que M. de Villemessant lui-même.

M. d'Aulnay s'acquitte fort bien de sa tâche. Il grimpe à l'éloquence. Sans doute, il se montre sévère pour nous. Il nous semble bien qu'entre autres 'choses il nous accuse un peu d'indiscrétion, de vol de papiers et d'assassinat. Ce sont des vivacités qu'il faut pardonner à l'amour de la justice, de la paix, et de ses œuvres. C'est une si belle chose que ce vol rapide du Crédit mobilier d'Espagne, et il serait si triste de le voir baisser trop vite par suite d'une intempé-

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rance de nouvelliste qui publie un papier! Mais ces petits excès d'amour et de douleur ne doivent pas nous empêcher de publier l'apologie de don Ramon. Nos lecteurs y apprendront quelque chose, et nous mettons sous leurs yeux, tout entière, cette glorification de l'innocence par la vertu.

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