S8 DERNIERS MOMENS
le sens, restomac est attaqué ; mais '*
il leva les yeux au ciel et se tut. A huit heures et demie il a voulu prendre une petite soupe, avec un peu de gélatine, qu'il a rendues vers les dix heures. Il ne peut fermer l'œil pendant une grande partie de la nuit. — Urine bourbeuse et sédimenteuse.
23 Avril.
L'Empereur ne s'est endormi qu'à deux heures du matin, encore son sommeil a-t-il été de courte durée.
S heures a. m. — Il se réveille, la fièvre diminue ; la prostration des forces est extrême. — Somnolence continuelle. — La chaleur est à peu près naturelle, et le pouls varie de 78 à 84> pulsations par minute.
7 heures a. m. — Soupe de vermicelle avec un peu de gélatine.
11 heures A. M. — Le malade prend ude once de la potion ordonnée hier.
DE NAPOLÉOK* 1«9
1 heure t. m.— Jl prend un peu die nourriture, quelques gouttes de café, d^^^nd la porte de son appartement. H reste enfermé avec MM. Montholon et Marchand jusqu'à cinq heures et demie. Il a beaucoup écrit, il est fatigué. La machiné entière parait se ressentir d'un travail aussi prolongé, Fagitation est extrême.
6 heures P. m.^ — Le malade éprouve une . nouvelle ex^Mcerbation de fièvre, sans en être
tcmte&is beaucoup incommodé ; il fait usage de la mixture salino-amère dont nous avons parlé plus haut.
7 heures p. m. — Il prend un peu de nourriture qu*ïl rejette et s*endort. Son sommeil dure toute la soirée.
24 Avril.
L'Empereur a bien passé la nuit. Il dormait encore à sept heures. H s'est éveillé dans un état de faiblesse extrême.
La chaleur est à peu près naturelle, et It pouls, encore un peu fébrile, varie de soîx-