‹ Derniers momens de Napoléon (volume 2)Chapitre 29 sur 38 · TOME II. s · texte numérisé non relu

TOME II. s

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Paris. Le banquier avait fait plaider Tincapacité de Napoléon; ses scrupules avaient été accueillis et les fonds retenus dans sa caisse* H avait fallu réduire, atténuer les legs» nommer des arbitres qui modérassent les prétentions de Tun» soutinssent les droits de Tautre» en un mot» conciliassent tous les intérêts. Le choix était tombé sur les Ducs de Bassano» de Vicence et le Comte Daru* Cétaient des amis» des ministres de Napoléon ; chacun leur adressait ses rédamations, j'y joignis les miennes, Je pensais que, scrupuleux interprètes des intentions d*un homme qu'ils avaient long-temps servi» ils respecteraient ses actes, même ceux qui me concernaient ; car enfin, quelque isolé que je fusse» je n^en avais pas moins eu le triste honneur de fermer les yeux à notre bienfaiteur commun. Ils avaient le codicille suivant.

Aujourd'hui 27 Avril 1831.

«* Malade de corps ^ mais sain d? esprit j j'ai écrit de ma propre main ce huitième codiciUe à mon testament.

^f 1** %r institue mes exécuteurs testament taires Monthohn, Bertrand et Marchand, et Las Cases ou son fils trésorier.

*^ 9P. Je prie ma bien-aimé Marie-Louise de prendre à son service mon chirurgien An* tommarchi, duquel Je lègue une pension pour sa vie durant de Gooojr. (six mille francs), qu^elle lui paiera.

^ Pour copie conforme.

i*ari6y eè VI Juin, 1823.

MONTHOLON, BeRTHAND, MARCHAND."

Les exécuteurs testamentaires m'avaient délivré la déclaration qui suit :

Nous soussignés, déclarons et attestons que feu TËmpereur Napoléon nous a dit, peu de jours avant sa mort, qu*il avait promis à son médecin le Docteur Antommarchi, de lui laisser cent mille francs.

Paris, ce 14 Février 1833.

MoNTHOLON, Bertrand^ Marchand.**

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Je Tadreasai aux arbitres avec une lettre ainsi conçue :

^^Messieurs^

^^ «Tai Phonneiïr de vous soumettre la copie d*une pièce par laquelle MM. Bertrand^ Montholon^ et Marchand» déclarent que, peu de jours avant sa mort, l'Empereur Napoléon avait promis de me laisser cent mille firancs.

** Je vous prie, messieurs les arbitres, de vouloir bien prendre en considération cet acte de justice et de bienveillance de la part de l'Empereur envers le médecin qui a eu Phonneur de lui donner tous ses soins jusqu'à sa dernière heure.

•* J'ai l'honneur de vous faire observer qu'à Sainte-Hélène, messieurs les exécuteurs testamentaires ont déjà exécuté un ordre semblable donné verbalement par l'Empereur en faveur du médecin Anglais consultant.

"J'ose attendre cet acte de justice et de

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bonté de la part de messieurs les arbitres de la succession de feu TEmpereur Napoléon.

J'ai rhonneur d'être, &c.

F. Antommarchi/'

Voici le jugement qu'ils rendirent :

" Nous soussignés, Hugues-Bernard Maret, Duc de Bassano, demeurant à Paris, rue Saint-Lazare, N° 56; Armand- Augustin- Louis de Caulincourt, Duc de Vicence, demeurant à Paris rue Saint-Lazare N^ 5 : et Pierre- Antoine- Noël- Bruno, Comte Daru, pair de France, demeurant à Paris, rue de Grenelle, faubourg de Saint-Germain, N^ 8L

" Arbitres et amiables compositeurs, nommés par le compromis fait entre les légataires de Napoléon Bonaparte, le 26 Avril 1822, enregistré à Paris par Courapied, le 22 Avril 182S, à l'effet déjuger souverainement et en dernier ressort, sans recours en cassation, et comme amiables compositeurs.

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