‹ Derniers momens de Napoléon (volume 2)Chapitre 32 sur 38 · CARINTHIE · texte numérisé non relu

CARINTHIE

(Voyez tome L page 125.)

*' L'armée Française ne vient point dans votre pays pour le conquériri ni poar porter aucun changement à votre religion, à vos mœurs, à vos coutumes. Elle est Tamie de toutes les nations, et particulièrement des braves peuples de la Germanie.

'' Lie Directoire exécutif de la République Française n'a rien épargné pour terminer les calamités qui désolent le continent: il s'était décidé à faire le premier pas et à envoyer le Général Clarke à Vienne, comme plénipotentiaire, pour entamer des négociations de paix. Mais la cour de Vienne a refusé de l'entendre; elle a même déclaré à Vicence, par l'organe de M. de St. Vincent, qu'elle ne reconnaissait pas la République Française. Le Général Clarke a demandé un passeport pour aller lui-même parler à l'Empereur; mais les ministres de la cour de Vienne ont craint, avec raison, que la modération des propositions qu'il était chargé de faire, ne décidât l'Empereur à la paix. Ces ministres.

corrompus par Por de l'Angleterre, trahissent FAUemagne et leur prince, et n'ont plus de volonté que celle de ces insulaires perfides, l'horreur de l'Europe entière.

'^ Habitans de la Carinthie, je le sais, vous détestez, autant que nous, et les Anglais, qui seuls gagnent à la guerre actuelle, et votre ministère qui leur est vendu. Si nous sommes en guerre depuis six ans, c'est contre le vœu des braves Hongrois, des citoyens éclairés de Vienne, et des simples et bons habitans de la Carinthie.

Eh bien ! malgré l'Angleterre et les ministres de la couf de Vienne, soyons amis. La Ré» publique Française a sur vous les droits de con- 4]uête; qu'ils disparaissent devant un contrat qui nous lie réciproquement. Vous ne vous méfierez pas d'une guerre qui n'a pas votre aveu. Vous fournirez les vivres dont nous pourrons avoir besoin. De mon côté, je protégerai votre religion, yos mœurs, vos propriétés ; je ne tirerai de vous aucune contribution ; la guerre n'est-elle pas par elle'*même assez horrible ! Ne soufFrezvbus pas déjà trop, vous, innocentes victimes des sottises des autres ! Toutes les impositions que vous avez coutume de payer à l'Empereur serviront à indemniser des dégâts inséparables de la marphe d'une armé^,et à payer les vivres que vous nous aurez fournis."

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