TOME I. U
La première fut plus glorieuse pour Tartnée que celle de Marengo, puisque avec dix>huit mille bommes elle en défit quarante mille, dont vingt mille furent faits prisonniers.
-Aussi inférieur à Tennemi, et dans un champ de bataille de cinq lieues carrées, c'est là surtout que le chef de l*armée développa le grand art de se montrer supérieur sur tous les points d'attaque. Ce n'est pas à une distance de sept à huit lieues, ni dans un intervalle de trente-six à quarante-huit heures qu'il devance les colonnes Autrichiennes, mais il les bat le^ unes après les autres, quoiqu'elles n'aient entre elles que quelques centaines de toises. Ces journées si brillantes de Rivoli et de la Favorite . sont le résultat d'une connaissance parfaite du champ de bataille, d'une rare sagacité à pénétrer les projets de l'ennemi, et dune promptitude sans égale à improviser des moyens capables de les déjouer.
A Rivoli, la division ennemie chargée de tourner l'armée Française arrive en effet sur la position qu'elle doit prendre j mais elle n'y arrive que lorsque les autres sont défaites ; elle se trouve elle-même enveloppée et forcée - de mettre bas les armes.
]>^ S^AFpjLBON. ^91
Sixième Campagne.
Maître de Mantoue, Bonaparte marche sur Rome, ne prend avec lui que cinq mille hommes, et signe le traité de Tolentino que l'Europe le croit encore au delà de rApenuin. Il ne se laisse pas séduire par la vaine gloire d'entrer en triomphe au Capitole ; il ne perd pas un moment ; il rejoint son armée sur la Piave, et commence sa sixième campagne.
C'est là qu'en moins de deux mois, après avoir battu le Prince Charles sur le TagUamento, sur l'Isonzo et à Tarvis ; après avoir passé les Alpes Juliennes, la Drave, là Save et la Muehr, il oblige la maison d'Autriche à conclure la paix. D était maître de Trieste, de l'Istrie, de la Carniole, de la Cariathie, de 1^ Styrie, et d'une grande partie de l'Autriche ; il était en mesure de faire écouter la voix de l'humanité.
Nos troupes ay^ieQt pénétré jusqu'aux portes àfi Vienne j BeJlIegarde et Merfeldt accourent ii^plorer une suspension «4*drmes ; il l'accorde ; on discute les Umites des corps des Généraux Blemadotte et Jouber*. «-r- ^< jOù croyez-vous, messieurs» que soit Ber,nadotte ?
— Peut-être à Fiume ?— Non ; dans mon sa* lon^ et sa division à une demi-lieue d*ici.
Joubert^ où pensez vous qu'il soit? — Peutêtre à Inspruck, si toutefois il a pu faire tète à la colonne de grenadiers qui arrive de Tarmée du Rhin. — Eh bien ! il est aussi dans mon salon, et ses troupes le suivent.*'
Ces deux réponses étonnèrent d'autant plus les Autrichiens, qu'en ce moment même leur général venait d'envoyer des détachemens considérables pour soutenir les provinces de la Camiole et du Tyrol où il croyait que devaient pénétrer les Généraux Bernadette et Joubert. C'était pendant que les ennemis se disséminaient ainsi, que Bonaparte avait réuni dans un espace d'environ six lieues carrées toutes* ses forces, qui montaient à peu près à quarante-six mille hommes.
Campagne d Egypte et de Syrie.
Peu de temps après la paix, Bonaparte fait voile pour TÉgypte. Il se présente devant Malte ; la puissance de son nom, la confiance de son intervention et la vigueur de ses attaques déconcertent l'ennemi, qui rend la place; elle n'avait jamais été prise.
Débarqué en Egypte, il saisit aussitôt le genre de guerre qu'exige le pays; apprécie l'espèce de troupes qui le défendent, et apprête la tactique qu'il faut adopter.
La bataille des Pyramides^ aux portes du Caîre^ celle du Mont-Thabor dans le cœur de la Syrie^ celle d'Aboukir, sont toutes trois d'une conception différente; il manœuvre avec une habileté sans égale, et sait appliquer à des circonstances aussi neuves que variées toutes les ressources de Tart de la guerre.
Mais pendant ce temps nous étions battus à Stokach et sur TAdige. Nous avions vaincu à Zurich; mais Tltalie était perdue^ et nos armées découragées, sans ensemble dans leiu:
direction comme dans leurs mouvemens, avaient cessé d'être l'épouvante des ennemis du nom Français. La guerre civile embrasait l'ouest et le midi ; les factions se déchiraient, et un gouvernement inepte cherchait vainement sa sûreté dans les divisions.
Campagne de T Armée de réserve.
Bonaparte arrive d'Egypte : l'espérance renaît: le 18 Bruitaaire la justifie, tout se rallie, tout cède au génie qui conçoit, à la puissance
([ui ordonne, à la modération qui rassure; mais ce n*est pas assez de ramener Tordre par les lois, il faut encore conquérir la paix par la victoire.
Lorsque Bonaparte fut nommé premier consul, la dernière place d'Italie (Coni) ve^ nait d'être prise; nos postes étaient repliés sur le sommet des Alpes ; nous ne possédions pas un pouce de terrain, ni une seule place en Italie ; toute l'Allemagne était évacuée ; nous nous tenions sur la défensive, nous occupions les places de la rive gauche du Rhin. Les départemens de TOuest étaient en armes^ partout Tennemi était formidable, prêt à en* vahir nos frontières et à changer la face de rétat; Mais Bonaparte prit la direction des affaires, nous repassâmes le Rhin, nous franchîmes les Alpes, et la coalition humiliée^ battue, fut contrainte à recevoir la paix*
Nos travaux avançaient ; nous avions creusé, revêtu le bassin, et disposé une partie de nos tuyaux. Nous prenions Teau à trois mille pieds de distance, il nous en restait encore beaucoup à placer ; mais le temps était à la pluie, Napoléon content de ses Chinois; il ne voulait pas qu'ils l'essuyassent. — ^*I1 est inutile que ces gens se mouillent; rien ne
presse, qu'ils se reposent, nous y reviendrons plus tard. J'ai d'ailleurs quelques observations à faire ; venez, suivez-moi, vous les trouverez curieuses." — ^J'allai ; c'était des fourmijs, dont il s'était mis à étudier les mœurs. Ces insectes, qui se répandaient en plus grand* nombre dans sa chambre à coucher depuis' qu'il l'habitait moins, avaient escaladé sa table où se trouvait habituellement du sucre.* L'appât les avait alléchées, la chaîne avaît> aussitôt été établie et le sucrier envahi.' Napoléon n'avait garde de les troubler. IV laissait faire, déplaçait le sucrier, suivait leurs^ manœuvres, admirait l'activité, l'industrie qu'elles déployaient jusqu'à ce qu'elles en eussent retrouvé la trace. — " Ce n'est pas là de Tinstinct, c'est bien plus, c'est de la sagacité, de l'intelligence, l'idéal de l'association civile. Mais ces petits animaux n'ont pas nos passions, notre convoitise ; ils s'aident, et ne se déchirent pas. Croyez-vous que j'ai essayé vainement de les mettre en défaut. J'ai déplacé le vase, je l'ai transporté à toutes les extrémités de la pièce. Ils ont employé un, deux, quelquefois trois jours en recherches, mais ils ont toujours fini par le trouver. Si je le fixais au milieu d'une couche
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d*eau! Faites-en apporter, Docteur^ peutêtre elle les arrêtera.** Elle ne les arrêta pas. Le sucre fut encore pillé» butiné; mab il remplaça Teau par du vinaigre, les fourmis ne sy hasardèrent plus.—" Vous le voyez, ce n'est pas le seul instinct qui les fait agir ; elles ont encore un je ne sais quoi qui les guide.
Au surplus, quel que soit le principe qui les anime, elles offirent à l'homme un exemple digne d*être médité. Ce n'est qu'à force de constance qu'on arrive, de ténacité qu'on touche au but. Si nous avions eu cette unanimité de vues ! • • .Mais les nations ont aussi leurs momens d'oubli, de lassitude; il faut faire la part de Thumanité ; et puis tout n'avait pas plié sous l'orage. Si le héros de Casti<glione était éteint, Gérard, Clausel, Belliard, Lamarque, une foule d'autres conservaient l'énergie du début. L'Europe était battue, et les souverains, si fiers aujourd'hui de n'avoir plus pour égal un homme populaire, s'éclipsaient devant moi." — Il se mit alors à discourir sur les dogmes nouveaux qu'ils cherchent à défendre, et les droits mystiques dont ils s'appuient. — *^ Quellesprétentions bizarreil quelles contradictions ! Cette Intimité estelle en harmonie avec les écritures, les lois,
les maximes de la religion? Les peuples sont-ils assez simples pour se croire la pro^ priété d'une famille? David, qui détrôna SaQl, était-il légitime ? Avait-il d'autres titres que Taveu de sa nation? En France, diverses familles se sont succédées au trône» et ont formé plusieurs dynasties^ soit par la volonté ou le consentement du peuple, représenté par les assemblées du Champ-de*Mars ou du Champ-de-Mai, soit par les suffi'ages des parlemens composés de barons^ d'évêques, qui, à cette époque» représentaient la nation. Combien de maisons se sont successivement remplacées en Angleterre ! Celle d'Hanovre»
qui succéda au prince qu'elle avait détrôné, règne aujourd'hui, parce que les aieux de ces hommes si susceptibles le voulurent ainsi, et parce qu'il était indispensable qu'elle gouvernât pour sauver leurs intérêts, ieurs opinions politiques et religieuses. Nos vieillards ont vu les efforts tentés par la dernière branche de la famille des Stuarts pour effectuer une descente en Ecosse, où elle fut secondée par ceux dont les idées et les sentimens étaient conformes aux siens. Elle fut rejetée, chassée par l'immense majorité du peuple, dont les nouveaux intérêts et les opi-
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nions nouvelles étaient en (^position avec ceux de cette famille dégénérée/'
n récapitula toutes les circonstances de son élévation, insista sur les sufirages, Tassentiment du peuple, et ajouta en riant : — '* Le conseil aulique s*obstina aussi à regarder comme non avenue la république, qui pourtant Tavait assez rudement frappé. Ses plé^ nipotentiaires m'offiraient plus tard^ lors des négociations de Campo-Formio, de la recon-* naître. — Non, leur dis-je, efiacez; cela est clair comme Texistence du soleil : il n'y a que les aveugles qui ne voient pas ; les temps sont changés, je ne dois pas donner les mains à une sottise. — Mais sortons, faisons un tour.'* Nous sortîmes. Les Chinois achevaient leurs dispositions ; nous assistâmes à la prise d*eau. " C'est bien: mais la volière ? Où la placer; — Ici. — ^Non, plus loin, derrière vous; elle sera mieux, la vue est plus ouverte. Vous réglerez cela. Docteur, si toutefois il ne vous arrive pas d'occupations plus sérieuses." — Il m'en arriva en effet. L'Empereur dont je croyais l'affection si non dissipée, du moins fort affaiblie, retomba tout* à coup dans la situation où il était d'abord. Je recourus aux bains, aux adoucissans, à toutes les prescrip*
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ticms qu*il ne repoussait pas: mais le coup était porté. Je ne suspendais un instant le mal que pour le voir se reproduire avec plus de force. Cette cruelle alternative m'effrayait; je crus devoir en donner avis à sa famille, je lui demandai la permission d'écrire à Rome. Il y consentit. J'adressai ma lettre au Chevalier .Colonna.
<' Saînte-Hélëne, Longwood, 18 Juillet 1890«
" Mon cher ami,
" Vous ne m'avez pas donné de vos nouvelles depuis mon départ d'Europe. Ce si-r lence m'inquiète, je voudrais savoir comment vous vous portez ; vous serez bien aise aussi de savoir quel est l'état de l'Empereur Napoléon, dont la santé est confiée à mes soins.
" Il y a déjà dix mois que je suis arrivé dans cette île, et je puis vous assurer que je n'ai pas passé un jour, une nuit sans prodiguer à l'illustre malade, tous les secours que mon zèle et mes connaissances médicales pou«vaient me suggérer. Je l'ai trouvé atteint d'une hépatite chronique du caractère le plus grave. Les soins que je lui ai donnés sem^* blaient couronnés du succès ; l'Empereur se
rétablissait^ prenait de l'exercice ; je loi avais conseillé de diriger ou plutôt de conduire la formation d*un jardin de quelques toises d'étendue autour de son appartement: mais, tandis que je me berçais des idées les plus , flatteuses^ j'ai eu la douleur de voir mes espérances détruites et le fruit de plusieurs mois de soins s'évanouir. Ce n'a été q'une alternative continuelle de bien et de mal, et, je dois vous l'avouer, je désespère aujourd'hui du succès. L'influence du climat, cause prochaine de Y hépatite chronique^ est trop opposée à la constitution de l'illustre malade, et trop contraire à l'action de mes remèdes.
*^ L'Empereur a eu dernièrement une rechute des plus graves, fièvre ardente, douleur vive et profonde au foie : douleur pulsative aiguë dans l'articulation de la jambe avec le pied droit. Inflammation éry sipélateuse ^ui s'étendait sur le dos du pied et le tiers inférieur de la jambe. Ces accidens, je n'hésite pas à le dire, sont dûs au désordre des voies digestives et à l'altération des fonctions de l'organe biliaire. Toutefois l'état du malade ne présente pas un danger imminent ; mais bannit toute espérance dé guérison dans un climat placé sous le tropique. Peu à peu les
efièts morbifiques s'étendent^ s'aggravent^ et je crains que mes soins et mes vœux ne soient bientôt aussi cruellement trompés que vos espérances.
" J'avais d'abord cru devoir mettre sous les yeux de S. Em. le Cardinal Fesch, un rapport détaillé sur Tétat de la santé deTEmpereur Napoléon; mais la crainte d'augmenter par un si triste tableau les chagrins de Madame Mère, m*a déterminé à vous l'adresser ; vous ferez de ma lettre l'usage qui vous paraîtra le plus convenable auprès de la famille de sa majesté.
" Agréez, je vous prie, les témoignages du sincère attachement avec lequel j'ai l'honneur d'être,
" Votre affectionné ami,
" F. Antommarchi."
19 Juillet.
8 heures p. m. — L'Empereur éprouvé des frissons ; fièvre, toux sèche et fréquente, douleurs de tête, nausées, vomissement de matières bilieuses extrêmement amères ; la doun leur au Joie se fait sentir avec violence et
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8*étend jusqu*à T^paule. La respiration est difficile, douloureuse ; la partie inférieure de la jambe» le pied droit, offrent une tumé&ction accompagnée d'une assez forte douleur vers Tarticulation, et une inflammation érysipélateuse, surtout au-dessus de la malléole externe. Ces symptômes, qui se sont manifestés depuis le 7? sont au dernier point d'intensité.
Repos, boissons rafraîchissantes, fomentations locales, linîmens savonneux et lavemens.
20 Juillet
10 heures a. m. — L'Empereur a dormi environ trois heures. Au point du jour uae légère sueur s'est manifestée à diverses reprises : le pouls devient apyrétique. Les symptômes morbifîques perdent de leur intensité; la douleur dans l'articulation se fait cependant toujours sentir j le malade se refuse aux purgatifs. Je continue l'emploi des fomentations locales, des linimens, des lavemens^ etc.
21 Jtàllef.
9 heures a. m.^ — ^L'Enqiereur ^t mieux .^^ Lavemens. — Linimens.
22 Juillet
10 heures a. m. — Même état.-^Bain.
9 heures p. m. — La douleur de Tarticulation s'afiaiblit. La tuméfaction augmente. — Lavement.— Liniment.
23 Juillet.
10 heures a. m. — Nuit fort agitée, toux sèche, douleur au foie, qui s*étend sur toute la région latérale droite*
4 heures p. m. — Le bain a produit du soulagement.
10 heures p. m. — La tuméfaction de Tarticulation augmente encore ; la douleur et Tinfiammation érysipélateuse restent dans le même état. Je continue l'usage des linimens, et je conseille celui du petit lait clarifié. — Bain,
24 Juillet
10 heures a. m. — L'Empereur est mieux.-^ Petit lait. — Liniment. — Bain.
25 Juillet.
9 heures a. m^ — ^Méme état. Napoléon ne veut plus de petit lait—Liniment.— -Bain.
f 6 Juillet.
1 1 heures a. m. — ^Même état. Je substitue Teau de riz au petit lait. — ^linimens. — ^Bain.
UEmpereur était mieux ; je lui avais parlé de Rome^ tous ses souvenirs s'étaient reportés vers sa mère. Il rappelait son afièction^ sa tendresse, les soins qu'elle lui avait prodi-gués, et s'arrêtant tout à coup : — ** Vous m'êtes bien attaché, Docteur; les contrariétés, les peines, la fatigue, rien ne vous coûte dès qu'il s'agit de me soulager : tout cela cependant n'est pas la sollicitude maternelle. Ah! maman LetiziaP — Et il se couvrit la tête.
J'essayai de lui présenter des images moins tristes ; je lui parlai de l'Italie, de la Corse, de ceux qu'il avait aimés. H m'écouta d'abord avec indifiërence ; mais la conversation ayant amené le nom de sa nourKce^ il s'étendit sur les soins qu'elle avait eus de son enfance, et l'espèce de culte qu'elle lui portait. ** Elle voulut assister au couronnement, vint à Paris. Elle m'amusa beaucoup par ses histoires, la manière vive, animée, et les gesticulations à la Génoise avec laquelle elle les contait. EQe plut à Joséphine, à la famille, au Pape qui en fut enchanté ; il lui donna force bénédictions.
DE KAPOLfiOK^ 80^
et ne me cacha pas la surprise que le bon sens, les saillies de la dévote lui avai^t causée. Je lui donnai quelque chose de plqs réel que ces agnus auxquels pourtant elle tenait beaucoup ; je lui passai pour cent vingt mille .francs de biens fonds, des vignes, et la maison pat^nelle. Ma mère, conseillée par le cardinal, prit sur elle de ne pas la diélivrer. Elle la fit occuper par RamoËno, qui donna une partie de la sienne en échangf • La nourrice réclama : on ne Técouta point ; elle envoya sa fille me porter plainte à Paris. Toutes les avenues étaient fermées ; elle fut plus de six mois avant de pouvoir me faire parvenir sa réclamation. Cette opposition m'étonna, je l'en vengeai. Je fis écrire à Ra^ molino, que, puisqu'il voulait garder notre maison, il eût à remettre entièrement la sienne -avec im retour de 20(000 fr. Il le fit : 4;hacun fut content, et ma nourrice eut cet argent de plus.'*
27 Juillet.
9 heures a. m^-^^ nuit a été mauvaise, la -douleur au fpie devient pluç vive, s^ét^nd «ur toute la région costal ^oite, et se prolonge jusqu'à l'épaule. Des douleurs aiguës se font