‹ Derniers momens de NapoléonChapitre 21 sur 26 · TOME I. Y · texte numérisé non relu

TOME I. Y

32!^ DEEMIfiRS MOMBNS

mess qui £rappent et qui imposent. Voua avez abandonné le costume ; c*est à tort :

vous avez mis à découvert Timposture de Oallien^ vous n'agissez plus avec la même force sur les malades. Qui sait? si vou3 même m'apparaîs^ez tout à coup avec une perruque énorme^ une toque^ une queue tratnante, peut-être vous prendrais-je pour le dieu de la santé^ et pourtant vous n'êtes que celui des remèdes.** L'Empereur craignait que je ne revinsse à la charge; il éludait»

plaisantait: mais la gaieté soulage aussi les; maux^ je l'entretins le plus qu'il me fut pos* sible»

8 heures a. m. — L'Empereur a passé tranquillement la nuit dernière. La douleur de tête dure encore. Celle du sternimi se fait maintenant sentir au tour de la mamelle droite j la toux sèche continue ; renvois fréquens^ insipides. Le malade a mangé avec assez d'appétit ; le pouls est faible, mais régulier ; du reste la pâleur de la face, des lèvres, de tous les membres, est parvenue au plus haut point. J'obtiens enfin de mettre des vésicatoires. J'en applique deux au bras.

DE KAPOLÉOK. SSS

Je les pose vers une heure, its ne commén-^ cent à agir qu'à cinq, ^agitation s'est sou* tenue toute la journée.

16 Octobre.

1 heure a. m. — On enlève les vésicatoires, les vessies ne contiennent presque point de sérosité, et la peau qui est au-dessous con-* serve toujours sa couleur pâle. Le vésicatoire de gauche semble avoir produit plus d'effet que celui de droite ; mais Tun et l'autre n'ont agi que faiblement. L'agitation continue, la douleur de tête et de poitrine a diiq>aru^ mais la toux n'a fait qu'augmenter. La peau présente une chaleur sèche et brûlante j le pouls est petit et nerveux. A quatre heures du matin, il y a eu une évacuation abondante, accompagnée de violentes tranchées. A onze heures, la toux dure encore, la douleur dé tête a reparu, le pouls est petit, mais régulier» Promenade de deux heures dans le jardin.

Vers le soir l'état des forces s'améliore et la douleur de tête se dissipe.

17 Octobre.

9 heures A. >f. — ^L'Empereur a passé une mauvaise nuit, il a eu de légères douleurs de

asti DERNIERS MOMENS

coliques qui étaient accompagnées de fré* quentes évacuations ; maintenant il se trouve un peu mieux ; le pouls est petit, mais régulier; les forces reviennent. La promenade dans le jardin est suivie d'un heureux résultat. Au coucher du soleil, le malade éprouve un sentiment de langueur générale, qui est dissipée par un peu de nourriture.

18 Octobre.

10 heures a. m. — L'Empereur se trouve un peu mieux. Il est descendu, s'est promené au jardin quelques instans, et s'est remis au lit sur les huit heures. Le froid des pieds s'étend peu à peu sur les jambes et gagne jusqu'aux tiers des cuisses, mais l'application continuelle de serviettes chaudes parvient à rétablir la chaleur naturelle. Le pouls est régulier et petit.

19 Octobre.

9 heures a. m. -~ L'Empereur va un peu mieux; néanmoins le froid des extrémités inférieures se renouvelle au coucher du soleil. Les vésicatoires sont desséchés, le pouls est comme à l'ordinaire.

8 heures a. m. — UEmpereur est un peu mieux, il sort en calèche, se promène deux heures» et rentre accablé de fatigue. A peine est-il dans son lit, que le froid des extrémités se manifeste avec une force nouvelle ; mais il se dissipe peu à peu, et fait place à une chaleur brûlante qui se répand partout le corps, et qui est suivie d'un calme général ; pouls faible et nerveux.

21 Octobre.

9 heures a. m, — L'Empereur se trouve assez bien. Il veut prendre un bain dans lequel il reste environ trois quarts d'heure. Il sort à midi, descend au jardin, se promène en discourant sur les facilités, les obstacles qu'il avait rencontrés à Tépoque du consulat. Les armées étaient découragées, battues, rejetées sur la ligne du Var : l'ennemi touchait à la frontière, nous étions menacés d'une invasion; mais la population courut aux armes, tout s'ébranla, nous marchâmes, et la France fut sauvée. Napoléon entrait dsms les plus petits détails; il parlait de Vallongues, de ses rap-

S26 DEaUIERS MOMfiNS

ports> de Tesprit dont le midi était animé.

Le tableau s*accordait peu avec les révélations qu*un noble émigré avait faites à la tribune, et la levée de bouclier que déconcerta Yincaneevable journée de Marengo. Le marquis 8*était sûrement mépris sur les nombres; quand on a vingt-cinq mille hommes et du courage, on ne se cache pas^ on n'attend pas pour sonner la charge que l'ennemi ait vidé le champ de bataille. Au reste, je n*insiste pas, je me borne à recommander au général occulte la pièce qui suit, elle est bonne à comparer avec ses cadres :

** Antibes ce 20 Floréal an VIII de la République ( 10 Mai 1800).

** Le pr^et du Département du Var^ au

Ministre de la guerre.

" Citoyen Ministre,

^^t^àr un concours de circonstances malheureuses, réunies à des fautes graves, le département du Var est devenu en huit jours une frontière ouverte, sérieusement menacée par un ennemi supérieur. Demain, cette nuit même, il peut être le théâtre d'une mvasion, suivie de dévastation et d^inceiidie. '

'< Des lignes formidables par leur po^tioa ont été abandonnées; la ville de Nice est évacuée de ce matin» Dix-huit mille Autrichiens bordent la riye gauche du Var ; il ne reste plus entre eux et nous qu'un torrent»

que défendent quatre à cinq mille hommes de troupes rebutées^ et conduites par des généraux qui ne s*entendent point.

^< A la première connaissance de ce mouve*ment rétrograde» je me suis porté sur la ligne du Var. J'y ai vainement cherché une armée ; je n'ai vu à sa place que des soldats débandés» des blessés abandonnés sur les routes, et soupirant après des hôpitaux qui n'existent pas. Les évacuations de tous les genres se portent vers l'intérieur, et poussent jusqu'à Marseille.; une tourbe d'employés de toute espèce fuijt avec des chariots couverts, dont la charge excessivement lourde accuse ceux pour le compte desquels il voyag0nt.

^< Au milieu de cette débandade impo^ible à se représent», je n'ai pas perdu courage, j'ai essayé de créer moi-même une armée; j'ai fait diriger sur le Var toutes les colonnes mobiles du département, avec des vivres pour cinq jours. A ma voix, on a quitté les champs» dételé les charrues, et douze çenl^

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chevaux 6u mulets pourvoient aux transports militaires.

^' Cette mesure en imposera à Tennemi pendant quelques jours ; mais il a des intelli* gences dans Tintérieur, il ne tardera pas à avoir le secret de notre faiblesse. H est donc instant de pourvoir à la défense de cette frontière, de recourir à des moyens réguliers et suffisans.

^*J*ai vu à Ântibes le Général Oudinot.

J*ai cru pouvoir^ devoir même, demander à cet officier quels étaient ses moyens de défense, quelle ligne il pensait occuper, sur quels points il désirait qu'on dirigeât la levée des citoyens, quels étaient enfin le genre^ la quotité de secours dont il avait besoin ; je lui ai oflfert de me mettre moi-même à la tête de mes administrés sur les points les plus menacés : j'attends encore sa réponse.

^' Forcé par son retard de faire avec vous le métier de ce général, je crois devoir vous instruire que les colonnes mobiles sont en mouvement, qu'elles accourent de tous les points pour se rendre au quartier Général i^ Antibes, et que le succès a couronné cette première mesure ; mais en même temps, vous ne trouverez pas mauvais que je vous présente les considérations suivantes :

'^ Je pense, 1®» qu'il ne faut pas faire fond sur la place d'Ântibes, à cause de sa situation défavorable dans un pays couvert et dominé ; attaquée avec du canon^ elle ne tiendra pas huit jours ; simplement bloquée, elle se rendra de même, puisqu'elle est sans approvi* sionnemens.

3?. *' Qu'il ne faut pas non plus compter long-temps sur les colonnes mobiles. Le moment des moissons approche ; elles rappellent dans leurs champs les cultivateurs, qui font la majeure partie de ces colonnes, il ne sera pas possible d'arrêter la désertion.

3^ *^ Qu'il faut par conséquent profiter sans retard de l'effet que fera sur l'ennemi l'appareil de cette levée pour rassembler des troupes de ligne, et leur donner surtout un chef intelligent dont la réputation fasse cesser les rivalités particulières.

4®. *' Qu'avec un renfort de six mille hommes de bonnes troupes et l'appel des colonnes mobiles des Bouches-du-Rhône, on peut réussir à couvrir le département, en fortifiant la ligne des bords de l'Erteron et le poste de Gillette. L'ennemi n'osera pas se hasarder dans l'intérieur, s'il n'occupe ce point j le pays est trop coupé par des mon-

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tagnes et trop gardé sur la côte par des défilés pour que les Autrichiens s'y engagent sans être maîtres du haut département ; c'est parlà seul qu'ils pourraient efiëctuer une retraite.

5^é ^^ Qu'on doit être rassuré sur les moyens de subsistances; mais qu'il est instant de pourvoir à ceux de transport: le départe^ ment du Var ne pourrait pas y suffire.

*^ Je sens que j'entre peut-être trop dans des détails qui devraient m'être étrangers; mais ceci est confidentiel : ces renseignemens sont vrais et impartiaux, et il est essentiel que des rapports légers ou intéressés ne vous trompent pas.

«* Veillez sur Toulon : cette place importante est aussi dépourvue d'approvisionnémens et faible en armes. La méthodique lenteur des Autrichiens peut encore nous sauver ; mais le moindre retard causerait de grands maux et des pertes considérables à la république.

^^ Salut et respect>

" Fauchet."

22 Octobre.

11 heures p. M»-*-L'Empéreur se trouve beaucoup nlieu:^. Il a repris de l'appétit» des

DE NAPOLÉON. SSl

forces^ et s'est livré pendant quatre heures à un travail sérieux. Il avait retenu le grandmaréchal et sa famille à dîner ; il était heu« reux, satisfait. La douleur avait sommeillé une journée entière, elle pouvait ne pas se réveiller ; il était plein d'espérances. " Une fois rétabli, je vous rends à vos études ; vous passerez en Europe, vous publierez vos travaux ; je ne veux pas que vous vous consuiniez sur cet affreux rocher. Vous m'avez dit, je crois, que vous ne connaissiez pas la France; vous la verrez alors, vous verrez ces canaux, ces monumens dont je la couvris au temps de mon pouvoir . • • • Il n*a eu que la durée d*un éclair; mais n'importe, il est plein, il regorge d'institutions utiles.— Immortelles, sire! Cherbourg, Turin, Anvers!

. . . — J'ai mieux que cela. — Qu'était-ce donc ? quel prodige ?" J'attendais. ** Oui, docteur, j'ai fait mieux ; j'ai consacré la révolution, je Fai infiisée dans nos lois. Mon code est l'ancre de salut qui sauvera la France, mon titre aux bénédictions de la postérité ; et puis, comme vous le disiez, les établissemens, les fondations, Flessingues, Corfou, Ostende ! . . . — Les Alpes aplanies !— Ah ! c'est là une entreprise dont le projet remonte à mon début.

Je venais d'entrer en Italie, les communica* tions avec Paris étaient longues, difficiles ; je cherchai à les rendre plus promptes ; je résolus de les ouvrir par la vallée du Rhône. Je voulais aussi rendre ce fleuve navigable, briser la roche sous laquelle il s'engouffre. J^avais envoyé des ingénieurs sur les lieux ; la dé^ pense était modique ; je soumis le projet au Directoire ; mais les événemens nous emportaient : je passai en Egypte, personne n*y pensa plus. Je le repris à mon retour ; j'avais renvoyé les avocats, je n'avais plus d'entraves: nous attachâmes nos marteaux sur les Alpes, nous exécutâmes ce que les Romains n'avaient osé tenter, nous assîmes au milieu des granits une route solide, spacieuse, à l'épreuve du temps. — Mais non de l'industrie Piémontaise. — Comment! est-ce qu'ils la dégradent ?— Je l'ai ouï dire. — Ah! ce n'est pas bien ! La maison de Savoie ! Elle me devait plus d'égards." H entra alors dans de longs détails sur l'armistice de Cherasque, sur la ferveur démocratique du Directoire et sa répugnance pour la paix. Insistait-il sur la ratification du traité ? — Avec un despote ! — Ses ressources sont encore immenses.*— Nous lui susciterons des émeutes, nous pous-

Dfi NAPOLÉON. 333

serons les vallées à Pinsurrection. — Ses troupes ! — Il faut les débaucher. Il n'y avait sortes de ruses, de moyens, de chicanes auxquels Talleyrand n*eût recours pour ne pas signer. On peut en juger.

" Au Général Bonaparte.

" 30 Fructidor an V.

** J'ajoute à ma dépêche de ce jour quelques éclatrcissemens sur des objets qui ne m'ont pas paru devoir faire partie des pièces officielles, et dont néanmoins il est bon que vous soyez instruit.

** Le Directoire ne veut pas ratifier le traité avec le Roi de Sardaigne. Il y aurait de la contradiction à ce qu'il se liât par des traités solennels avec une monarchie dont la prochaine destruction pourrait être l'effet de tout ce qu'il a opéré en Italie j on l'accuserait du machiavélisme avec lequel le roi de Prusse s'est conduit en Pologne. D'ailleurs l'article du traité auquel le Roi de Sardaigne tient le plus est celui par lequel la sûreté de son roy* aume est garantie ; or nous ne pouvons donner aux rois une garantie contre les peuples. Un tel engagement nous conduirait à faire la

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guerre aux mêmes principes pour lesquels nous avons combattu jusqu'à présent» et auxquels est due une grande partie de nos vic^»

tmres» La Piémont deviendra ce qu'il pourra entre la France et l'Italie, Tune et Tautre libres. Tout ce que nous pouvons faire dans ce pays, c'est de laisser lès choses suivre leur cours naturel.

" D'après cela, vous ne pouvez avoir les dix mille Piémontais qu'on avait promis; mais rien n'empêche que vous n'ayez ce que vous voudrez de soldats de ce pays, il n'y manque pas d'hommes qui voudront combattre pour la liberté et sous vos ordres. Tout ce qu'il y aura de révolutionnaires s'empressera d'accourir ; il suffira que vous engagiez la Cisal* pine à les enrôler, les solder et les équiper. De cette manière vous aurez la petite armée que le Roi de Sardaigne devait fournir, et nous n'aurons aucune obligation à un prince de la maison de Bourbon. Il est très-croyable que la cour de Turin ne s'opposera nuUemtent à ces enrôlemens ; elle sera peut-être même fort aise qu'on la délivre de gens qui l'inquiètent, et cette mesure utile à nous retardera l'explo^ sion chez elle : toute la difficulté consriste à les payer. Je comprends que la Cissdpine

DB NAPOLBON. 395

paie déjà beaucoup ; mais ce n'est que de l'argent, et la France a payé sa liberté bien plm cher qu'elle. U y va d'ailleurs fortement de son intérêt» et si la campagne se rouvre, ce sera pour elle plus que pour nous.

*' Quant à M. de Thugut qui est le souve# rain de Vienne, et qui proche la continuation de la guerre, malgré l'Empereur, malgré le vœu des peuples, c'est un homme que nous aurions dû perdre plus tôt. Il s'est toujours fait donner de l'argent pour entraînei: se9 maîtres dans des attires détestables. Vous trouverez dans les instructions données à Clarke des renseignemens sur une anci«enne trahison dont il a d^à été fait communiacation au Grand-^Duc de Toscane. Vous pourr riez en faire placer dans les gazettes d'Italie qu'on lit le plus à Vienne quelques mots qui lui fissent craindre qu'on en. dit davantage^ et^ s'il faut commencer la guerre, démasquer |i plein le traître, publier les pièces offiisielles ; et qu'on sache à Vienne et par toute l'Europe» qu'il a anciennement reçu de l'argent, qu'il en reçoit encore, et qu'il est le seul auteur d'une guerre qu'il ne prolonge que pour favoriser l'Angleterre, et grossir le trésor qu'elle lui a fait passer.

SS6 DERNIERS MOMCKS

*^ Si Ton s'étonne de quelque chose^ ce sëm de ce que nous avons tardé si long-temps à publier de tels faits, et à la fin il faudra bien qu'ils parviennent aux oreilles de TËmpereur.

" De notre côté nous travaillerons à tourner en notre faveur Topinion de TËurope, qui est déjà pour nous en grande partie: c'est un moyen ou plutôt une arme qu'il ne faut pas négliger. Nous comptons répandre des écrits où il paraîtra clairement que les cours de Vienne et de Londres étaient tout-à-fait d'accord avec la faction qui vient d'être abattue chez nous ; on verra à quel point les négociations de ces deux cours et les mouvemens de l'intérieur allaient ensemble. Les membres de Clichy et le cabinet de TEmpereur avaient pour objet commun et manifeste le rétablissement d'un roi en France et ime

paix honteuse, par laquelle l'Italie devait être rendue à ses anciens maîtres.

" Que si l'on vous parlait d'équilibre et de balance de l'Europe, que ne pourrez-vous pas dire sur la Pologne qui a apporté un $i grand accroissement à la puissance Autrichienne, et sur laquelle le Directoire a bien voulu s'abstenir de se prononcer pendant le cours de la négociation, malgré qu'il y fàt per-

. DE NAPOLBON. ^Sj

petuellement sollicité par Vintérêt que lui in*» cirait le sort des Polonais et de leur patrie ?

"Si vous trouvez que la négociation ne puisse être menée à bien^ alors vous poursuis yrez le plan d'expulser la maison d'Autrichei et V0U9 sentez que la neutralité de la Toscane ne doit pas être écoutée.

Ch. M. TAtLEYRAND."

24 Octobre.

10 heures a. m. — L'Empereur a continué de se bien porter le reste de la journée d'hier; il a passé une grande partie de la nuit à lire des journaux, et s'en occupe encore à mon arrivée.

2 heures p. m. — L'Empereur prend \m bain de demi-heure. Ses forces vont en augmentant; la constipation diminue, cependant il se plaint d'une vive douleur que se fait sentir dans Ph3rpocondre droit, et s'étend jusqu'à la mamelle du même côté.

25 Octobre.

2 heures p. Mé — L'Empereur, après avoir éprouvé une grande douleur à la région frori-

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