‹ Derniers momens de NapoléonChapitre 22 sur 26 · TOME I. Z · texte numérisé non relu

TOME I. Z

taie, se trouve dans un état voisin de Tassoupissement; un pédiluve sinapisé le soulage.

Il se plaint du fâcheux état de sa santé.

** Est-il rien de plus déplorable que mon existence actuelle ? Ce n*est pas vivre, c'est végéter* • • Ma santé ne se rétablira jamais. • . Tétat même où je me trouve ne saurait être que précaire, et peut-être la mort viendra bientôt mettre un terme à ce que je souffire.** Il me recommandait de faire Tautopsie de son cadavre. — *' Nous n'en sommes pas là, lui ai-je répondu ; que votre majesté daigne seulement se soumettre au traitement que je lui ai con* seillé ; elle ne touche pas au terme de sa carrière. — ^Je désirerais le croire ; mais les vésicatoires se sèchent bien vite. — Ils auront bientôt repris de l'énergie si votre majesté le veut. — ^Des remèdes! Vous êtes médecin, docteur ; vous promettriez la vie à un cadavre s'il pouvait prendre des pilules. Je suis à bout, je le sens, et ne me fais pas illusion. Toutes les forces des fonctions vitales se concentrent sur le point que les mouches ont saisi ; vous les entretiendrez encore huit ou dix jours ; vous aurez alors obtenu tout l'effet qu'il est possible d'en attendre. — Mais, sire, dans ce cas, nous pourrions encore essayer

DB NAPOLEON. â39

un cautère. — Laissez. — Corvisart m'en avait fait un ; c'est trop fatigant, incommode ; je n'en veux pas*"

26 Octobre,

6 heures a, m. — L'Empereur est encore moins bien qu'hier ; l'atonie est générale ;. le froid glacial des extrémités se renouvelle $ans cesse, en dépit de tous les moyens que je prends pour le dissiper^ Le corps est d'une pâleur excessive. Napoléon passe à trois heures chez le grand-maréchal, où. il reste jusqu'à six. Pendant cet intervalle il est saisi d'une horripilation générale qui est accompagnée d'une soif ardente. Il boit de la Uhiot nade, et se fait allumer un grand feu, devant lequel il cherche à se réchauffer. Ses forces sont tout-a-fait abattues ; ^' Quel état est le mien, Docteur! Tout me pèse, tout me fatigue ; j'ai peine à me soutenir. Vous n'avez donc dans les ressources de l'art aucun moyen de ranimer le jeu de la machine ? ^^ Il indiquait du geste l'ensemble de ses organes. Je lui dis que la médecine en avait plusieurs. — " Prompts, efficaces ? — Mais, Sire, le temps . . . — Ah ! oui, le temps. Vous amusez la dpuleur et la mort la termine."

27, 28 Octobre.

10 heures a. m. — Même état. Le pouls fài* ble et vibratile. Point d'amélioration.

29 Octobre.

' 9 heures a. m. — ^Les forces continuent de s'affitiblir. — Profonde douleur dans Thypc* coudre droit. — Évacuations abondantes de matières assez bien colorées, mais qui semblent n*avoir éprouvé qu'une digestion imparfaite.

Elles duraient depuis quelquesjours. Je cherche ji prévenir les graves inconvéniens auxquels elles pourraient donner]^lieu. J'insiste sur la nécessité d'un traitement médical. Je laissai échapper quelques mots sur l'altération que me paraissaient avoir subie les fonctions de l'estomac^ ainsi que celles du foie ; l'Empereur les relève tivement. " Que parlez-vous d'estomac ? sachez que le mien est sain ; que jamais dans aucun lieu, dans aucune circon* staiiCe, je n'en ai éprouvé le moindre mal; qu'il n'en soit plus question, entendez-vous ?**

30 Octobre.

9 heures a. m .-^-L'Empereur est très-pâlé, et se plaint de l'extrême faiblesse où il se trouve ;

DE NAPOLEON. S^l

il ressent un violent mal dé téte^ éprouve urne douleur assez incommode le long du tiers in^ férieur de la jambe droite^ dans Thypocondre droit et jusqu*à la région épigastrique ; il a eu pendant la nuit deux évacuations de matières mêlées de beaucoup de bile, mais mieux élaborées que les précédentes. Il ne veut faire usage d'aucun remède.

.31 Octobre,

lOheures a. m.— L'Empereur est encore plus mal qu'hier ; il a pa$sé une nuit fort agitée^ et a eu successivement huit évacuations de matières liquides infectes, et dans lesquelles se remarquent encore des fragmens de substanc^is qui n'ont pdint été digérées. La douleur de tête et celle de Thyppcondre droit se font sentir avec la même violence j le pouls est petit et vibratile. Trois évacuations semblables à celles de la nuit ont lieu le reste de la journée; le malade est couché sur un sophâ> couvert de plusieurs doubles» quoique le thermomètre de Fahrenheit marque soixantecinq à soixante-six degrés. Les extrémités inférieures sont restées presque constamment froides. Le malade se refuse toujours aux re-

34t2 DERNIERS MOMENS

mèdes ; je prescris une diète sévère, Teau dé riz et quelques lavemeus. Vers le soir, le pouls devient plus régulier, mais faible. Cependant Napoléon se sent généralement un peu mieux. Il se plaint que la peau sur laquelle ont été appliqués les vésicatoires est encore rouge, et lui fait éprouver un sentiment prodigieux d'irritation.

1« Novembre.

10 heures a. m. — L'Empereur a passé ime assez bonne nuit ; ce matin, il n'a eu qu'une seule évacuation, dont les matières étaient moins liquides, quoique de même nature que les précédentes. Le pouls est irrégulier et nerveux, la douleur de téteassez violente, et la digestion très-pénible, quoique le malade n'ait pris que peu d'alimens. L'estomac éprouve une distension un peu douloureuse par leffet des gaz qui donnent lieu à de fréquens renvois , imipides. La douleur au J'oie est augmentée; une toux sèche et presque continuelle^ causée par l'état de l'estomac, produit des vomissemens de matières aqueuses. Le froid glacial se fait constamment sentir aux extrémités, et

cause une contraction spasmodique des muscles trijumeaux. Sur le soir, presque tous les symptômes dont nous venons de parler se dissipent, et le malade éprouve un mieux sensible.

â Novembre,

4 heures a. m.— Après un court sommeil, TEmpereu^r a été réveillé par une toux sèche, nerveuse, accompagné de renvois insipides et d*une vomissement de matières aqueuses.

Les potions anodines ont produit un peu de calme vers le point du jour.

9 heures a. m.— L'Empereur est calme^ faible ; il prend quelques alimens légers.

3 heures p. m. — Nouveaux accès de toux^ accompagnés de renvois insipides et fréquens» de vomissemens de matière aqueuse .et d'une distension douloureuse de l'estomac. — Dùuleur de tête et de foie. — ^Froid glacial des extrémités inférieiures. — Application de linges chauds sur les jambes. — Liniment ammoniacal opiacé en friction sur le bas-ventre. — ^Potion calmante. — Sur le soir, tous les symptômes alàrmans se sont adoucis.

Q44 DSRNIEM MOMÈNS

3 Novjçmbre^

10 heures a. m. — L'Empereur a passé une nuit assez tranquille ; révacuation s'est présentée sous un aspect presque naturel; en somme, il y a sensiblement du mieux dans Fétat du malade. Cependant la prostration des forces continue. A midi. Napoléon éprouve une vive douleur à la tête, un froid glacial et des contractions spasmodiques aux extrémités inférieures ; il recouvre quelque appétit. Je propose des bains tîèdes d'eau de mer. Le froid des extrémités continue ; linges chauds.

4 Novembre,

9 heures a. m. — L'Empereur se trouve un peu mieux ; l'appétit revient : pouls petit et régulier. Bain tiède, composé de deux tiers d'eau de mer et d'une tiers d'eau douce. Napoléon y reste trente-cinq minutes.

5 Novembre.

10 heures a, m. — L'Empereur continue d'aller mieux, et prend encore un bain d'eau salée qu'il prolonge environ trois quarts d'heure.

DE VAPOhàsOH. Ses

La douleur avait fait halte, il caosàity il dkcourait^ rappelait les travaux qu'il avait exécutés, le» hommes qu'il avait protégés en Italie, n avait ouvert des routes de Pavie à Padoue, de Padoue à Fusine, à Ponte^Longo, de Sarravalle à Bellune, à Cadore, et de Vi»

cence à Novare. Il avait creusé le port de Malomocco, desséché les vallées qui dâKmcheut à Vérone^ jeté des ponts sur TAdige, contenu les inondations du BacchigU<}ne, élevé des digues, reconstruit des canaux, des aqueducs, et pourtant il n'était encore qu'au début de ce qu'il projetait pour l'Italie ; puis passant tout à coup des choses qu'il avait faites aux hommes qu'il avait connus, il parla beaucoup de Cesarotti dont il aimait la pompe et rharmonie. Il Tavait aidé, secouru, comblé de biens ; mais la haine suivit l'abus de la victoire, nous devînmes odieux; nous fûmes battus ; le poète céda à l'exaspératiop commune, et applaudit à nos revers. Cette faute ne lui fit pas perdre la bienveillance de Napoléon. Un des premiers soins de ce prince après l'incorporation de Venise fut de le recommander à Eugène.

" Mon fils, lui écrivit-il, lorsque je commandais comme général en chef dans les états

346 DBRKIEftS MOMSNS

avant le traité de Campo Formio, <m me présenta à Padouc l'Abbé Cesarotti.

homme de mérite et pauvre. Je Taccueillis avec distinction, et je lui fis une pension sur .les fonds de la ville, qui fut payée tant que le pays resta sous ma dépendaiice. Les Autrichiens qui m'ont succédé ne la lui auront sûrement pas conservée. Sachez ce qu*il est devenu ; et si vous le trouvez, faites4ui payer la pension et les arrérages.

6 Novembre.

9 heures a. m.— La santé de FEmpereur continue à s'améliorer. — ^Troisième bain d*eau salée. Napoléon y reste près d'une heure, et passe au jardhu II était faible, avait peine à se soutenir; il s'assied au bord du vivier.

C'était depuis quelques jours le terme de ses promenades; il s'y établissait, y restait des heures entières, et s'amusait à suivre les mouvemens des poissons. Il leur jetait du pain, étudiait leurs mœurs, s'intéressait à leurs amours, à leurs querelles, et cherchait avec une véritable sollicitude les rapports qu'il y a entre eux et nous. 11 nous les faisait remarquer, nous les détaillait lui-même, et sou*

i>& NAPOS«éoN. 9411

vent il nous mandait pour nous communiquer ses observations. Malheureusement ces petits animaux furent attaqués de vertiges ; ils se débattaient^ flottaient sur Teau, et périssaient Tun après Vautre. Napoléon en fîit cruellement affecté. '^ Vous voyez bien^ me dit-il, qu'il y a une fatalité sur moi. Tout ce que j'aime, tout ce qui m'attache, est aussitôt frappé: le ciel et les hommes se réunissent pour me poursuivre." Dès lors, le temps ni la maladie ne purent le retenir, il alla chaque jour les visiter lui-même ; il me chargea de voir s'il n'y avait pas moyen de les secourir. Je ne savais d'où pouvait provenir cette mortalité singulière : j'examinai si elle ne tenait pas à l'eau ; mais Texamen tardait à l'Empereur, il m'appellâ,it plusieurs fois le jour, et m'envoyait vérifier si d'autres avaient péri. J'allais et j'avoue que j'éprouvais une satisfaction bien vive quand je pouvais lui annoncer que tons étaient vivans. Je vis enfin à quoi tenait l'accident qui affligéaitNapoléon. Nous avions revêtu le bassin avec un mastic à base de cuivre; il avait corrompu l'eau, et les poissons avaient succombé. Nous retirâmes ceux qui avaient survécu, nous les mîmes dans un cuve.

Stô DEENlSas BfOlfiniS

7 Novembre.

10 heares a. m. — Même état qu'hier — Quatrième bain d*eau salée. — L'Empereur se pro*mëne en calèche dans le parc.

8 Novembre.

10 heures a. m, — L'Empereur se porte tou« jours assez bien. — Cinquième bain d'eau salée. — Napoléon se promène en calèche dans le parc.

9f 10 Novembre.

8 heures a. m.— L'Empereur se trouvait assez bien hier^ mais il a passé une partie de la nuit à lire des papiers publics. Il est plongé dans un abattement extrême. — Bain de demii-heure dans l'eau salée.

11^ 12 Novembre.

9 heares a. m. — La journée d'hier a été mauvaiscir Celle d'aujourd'hui Test encore davantage. L'Empereur est triste, abattu, il éprouve une grande prostration de forces, de l'inappétance^ un sentiment de pesanteur et des flatuosités incommodes dans le bas-ventre. La

dWeur au foie se fait sentir avec une nouvelle violence, et s*étend vers la région épigastrique. - A ces symptômes se joignent une douleur assez vive h long de l'épine dorsale et de répaule gauche, une constipation opiniâtre un pouls petit et nerveux. — ^Bain d'eau salée pendant trois quarts d'heure. — Lave« ment. -*- Frictions de ^lîtiiment ammoniacal opiacé sur Tépine du dos et l'épaule gaucfaci suivies d'un excellent résultat.

13 Novembre.

10 heures a. m. — L'état des forces n'est guère meilleur qu'hier. L'Empereur est plongé dans une somnolence invincible^ cependant le pouls est assez régulier. — Il prend un peu d'alimens.

2 heures p. m. — ^Bain accoutiuné dans l'eau de mer. Les frictions sont renouvelées sur l'épine du dos et l'épaule gauche.

14 Novembre.

2 heures p. m.-^ Après avoir pris son bain d*eau salée, l'Empereur s'est trouvé plus fort et plus dispos; il a mangé avec assez d'appétifc — Frictions avec le Uniment ordinaire.

350 DERNIERS MOIfBKS

Napoléon est encore revenu sur Tltalie et s*est beaucoup étendu sur Oiani. ^^ Cest le plus grand géomètre qu*9 j ait eu.** H Tavsût accueilli, protégé, recommandé à Brune lorsqu'il partit pour Texpédition d*£g3rpte. Il 8*était plu à rendre hommage à son savoir» H lui avait écrit dès qu'il était entré à Milan ^ il avait voulu honorer dans sa personne tous ceux qui cultivaient les sciences en Italie.

** Au quartier général de Milan, le 5 Prairial an IV (le S4 Mai 1796).

'* Bonaparte, général en chef de P armée et Ha* lie, au Citoyen Oriani^ astronome.

•' Les sciences qui honorent l'esprit humain^ les arts qui embellissent la vie, et transmettent les grandes actions à la postérité, doivent être spécialement honorés dans les républiques. Tous les hommes de génie, tous ceux qui ont obtenu un rang distingué dans la république des lettres^ sont Français quel que soit le pays qui les a vu naître.

^' Les savans, dans Milan, n'y jouissaient pas de la considération qu'ils doivent avoir. Retirés dans le fond de leurs laboratoires, ils sestimaient heureux que les rois, et les

D% UAVOhiov. SSl

j^étres voulussent bien ne pas leur faire de mal. U n'en est pas de mèine aujourd'hui ; la pensée est devenue libre en Italie. — Il n'y a plus ni inquisition, ni intolérance^ ni despotes; j'invite les savans à se réunir, et à m'exposer leurs vues sur les moyens qu'il y aiuait à prendre, ou les besoins qu'ils auraient pour donner aux sciences et SLXot beaux-arts une nouvelle vie et une nouvelle existence»

Tous ceux qui^voudront aller en France seront accueillis avec distinction par le gouverne^ ment. Le peuple Français ajoute plus de prix à l'acquisition d'un savant mathématicien, d'un peintre de réputation, d'un homme distin* gué, quel que soit l'état qu'il professe, que de la ville la plus riche et la plus abondante.

Soyez donc. Citoyen, Torgane de ses senti* mens, auprès des savans distingués qui se trouvent dans le Milanais."

Napoléon avait conservé un souvenir tout particulier de ce savant célèbre, il en parlait souvent, et se plaisait à revenir sur les détails de la première audience qu'il lui avait donnée. Il le voyait encore ému, troublé, ébloui par l'appareil de l'état major. Il avait ea beaucoup de peine aie calmer. " Vous êtes au milieu de vos amis; nous honorons le

352 DERNIERS MOSfJENS

sRvmr, nous ne vcndoiis que lui rendre mage.— Ah! Général» pardonnez; tant de pônqie me confond ; je n'y suis pas accoutumé/'-^Ii se remit étendant» et eut avec Napoléon une longue conversation qui le jeta dans un étonnement dont il fut bien plus long-temps à revenir. Il ne concevait pas comment à vingt-six ans on pouvait avoir acquis tant de gloire et de science. Le général était pour lui un phénomène inexpli" cable.

£n lomuit Tastronomie, l'Empereur laissa échapper le nom de M . . • à — '* Quant à celui* Ikj sire» toute Tindulgence de votre majesté . . . .-^e le sais ; il n'était fidèle qu'i^rès la victoire ; Berthier me l'avait signalé bien des fois; mais aussi qui n'eût été fiictieux avec un homme aussi faible ! Quand je lui demandais s'il voulait être le jouet de quelques brouillons» s'il n'était pas général en chef? Eh ! non» me repondait-il ; vous savez bien que» même ici (à Gènes)» je n'ai pas cessé d'être votre chef d'état major."

15 Novembre.

2 heures p. m.«— L'Empereur a pris son bain accoutumé. L'emploi de trois lavemens a été

siitvi d*unè abondafate év2Lcniiiov\ ; cependaftt le ma'lade se plaint d'un sentiment de pesanteur dans le bas ventre, et la douleur du foie s'étend jusqu'aux deux épaules.

16 Novembre.

1 1 heures a. m*— L'Empereur descend aU jardin; il est faible; hors d'état démarcher; je le soutiens ; il gagne un siège, et semble se remettre d'un long effort. " Eh bien, docteur, me voilà donc à bout ? Plus d'énergie, plus de force, je plie sous le faix." J'allais lui répondre, il me prévînt. — *^ Je dois guérir^ n'est-ce pas ? Un médecin mourait plutôt que de ne pas soutenir à un agonisant qu'il n'est pas malade. *-^Noii, Sîre; mais quand

la vie est encore intacte — Elle ne Test

plus, je m'éteîns j je le sens, mon heure est

*sonnée. — Votre Majesté n'est pas au terme ;

qu'elle daigne seulement ...... , — Quoi*! des

pilules ? Une décoction de quinquina comme à Mafitoue? Non, Sire, beaucoup moins, comme à Venise. — Comment! Venise! Vos cadavres étaient donc constamment aux aguets?

Sans doute ils vous ont dit aussi le nombre des malades auxquels j'ai fait violence? —

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